Tir de flash-ball : la vidéosurveillance du stade confirme un tir avant la bagarre

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Rebondissement dans l'affaire du supporter "Casti", blessé à l'oeil par un tir de flah-ball lors d'un match de foot, le 21 septembre 2012 à Montpellier. Le visionnage des vidéos de sécurité prouve que la victime a été blessée avant les échauffourées avec les supporters et non durant la bagarre.

 

L'affaire remonte au 21 septembre 2012. En marge d'un match de football entre Montpellier et Saint-Etienne, un supporter du MHSC, âgé de 21 ans, perd un oeil après un tir de flash-ball d'un policier.
Un rapport de l'IGPN datant de 2013, semble blanchir le policier. Il parle de possible légitime défense.

En mai 2014, la justice prônait le non lieu, mais les avocats du supporter "Casti" ont obtenu un complément d'enquête.

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Montpellier : double rebondissement dans l'affaire du supporteur "Casti" ©F3 LR


Le tir de flash-ball a eu lieu avant la bagarre comme le déclare la victime


4 ans après les faits, sur décision de la chambre d'accusation, la défense de Florent Castineira a pu, ce 30 août 2016, visionner les enregistrements de la vidéosurveillance du stade de La Mosson.

A la vue des images, les faits confirment les propos de la victime. Le tir de flash-ball a eu lieu avant la bagarre et non pendant. Ce qui met en péril la défense du policier qui parlait de légitime défense.

Le policier accusé du tir de flah-ball nie en être l'auteur


Autre rebondissement, inattendu celui-là, à la fin de l'audition dans le bureau du juge, ce mardi matin, au palais de justice de Montpellier, le policier supposé être à l'origine du tir de flah-ball a déclaré qu'il n'était pas l'auteur du tir.

Une déclaration qui remet les faits en cause et qui pour la défense de "Casti" est plus que surprenante, voire impossible.
En effet, il semblait avéré que lors de l'accident, il n'y avait qu'un seul policier équipé d'un flah-ball sur les lieux. Par conséquent, il était le seul à pouvoir avoir tiré le projectile. Un fait consigné dans le rapport de l'IGPN datant d'août 2013.

2 rebondissements qui vont amener les avocats de la victime a demander une requalification des faits et probablement un complément d'enquête.