Cet article date de plus de 4 ans

Sète : la campagne de pêche au thon rouge bouclée en un temps record

La saison de pêche du thon rouge à la senne, ouverte depuis le 26 mai et qui devait s'achever le 24 juin prochain, vient de se terminer avec presque 3 semaines d'avance. Une bonne nouvelle pour les pêcheurs mais aussi pour les associations de protection de l’environnement. Explications.
Les pêcheurs de thon rouges sont rentrés au port avec trois semaines d'avance - 8 juin 2017
Les pêcheurs de thon rouges sont rentrés au port avec trois semaines d'avance - 8 juin 2017 © France 3 LR
Ils étaient partis le 26 mai dernier, les thoniers avaient 1 mois pour atteindre leur quota de thon rouge avant de rentrer. Ils viennent tout juste de revenir avec presque trois semaines d’avance.

Cette année, les quotas avaient été élevés de 20% et ne devaient pas dépasser 99 tonnes de thon par bateau.

Si la pêche a été aussi bonne cette année c’est dû à de bonnes conditions météorologiques mais aussi grâce à des mesures de protection prises il y a quelques années pour sauver cette espèce.

durée de la vidéo: 02 min 03
Le Grau-d'Agde (34) : les thoniers senneurs sont de retour au port ©F3 LR

Une espèce menacée de disparition au début des années 2000


Au début des années 2000, l’espèce était menacée de disparition, la pêche illégale explosait et la population déclinait. Plusieurs associations comme  l'ONG WWF, avaient dénoncé cette situation alarmante.



Résultat, des mesures de protections ont été adoptés par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique basées sur trois choses.
D’une part la réduction des quotas, ils ont été revus à la baisse, de 30 000 tonnes ils sont passés à 13 500 tonnes. D’autre part, le nombre de navire autorisé à pêcher a été limité. Et enfin, un contrôle très stricte du respect des règles de la pêche au thon rouge.

Parmi ces règles, l’interdiction de pêcher du poisson de moins de 30 kilos, ce qui permet au poisson d’arriver à la maturité sexuelle.


Cela est très important, car beaucoup de petits poissons pêchés ne s’étaient jamais reproduits, aujourd’hui c’est interdit et tous ceux qui sont pêchés se sont reproduits au moins une fois et cela permet d’avoir une biomasse très importante.


En tout cas, les quotas de thon donnent des idées puisqu'en 2016, environ 50 pays ont décidé d’instaurer pour la première fois des quotas pour l’espadon.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
animaux mer économie écologie environnement société pêche méditerranée