Balaruc et Frontignan : les 2 projets de salles de cinéma retoqués par la commission nationale

La CNAC, commission nationale d’aménagement cinématographique, s’est réunie jeudi soir. Elle a entendu les acteurs des deux projets héraultais, celui du multiplex de Balaruc et celui du miniplex de Frontignan et des élus. La guerre des recours, du cinéma et aussi politique est ouverte.

Les porteurs de projets et les élus, François Commeinhes, le président de l’agglomération du bassin de Thau et Pierre Bouldoire, le maire de Frontignan ont été entendus par la CNAC à Paris. Ils se livrent une guerre ouverte depuis des années et déposent recours sur recours contre chacun des 2 projets.
 

La CNAC retoque les 2 projets


La commission a retoqué les 2 projets et a demandé aux protagonistes de revoir leur copie. Ces derniers n’ont pas encore reçu les conclusions de la commission qui devraient leur parvenir d’ici à une dizaine de jours. Ils ne peuvent donc pas encore analyser les motifs de ce refus de la commission de valider les projets en l’état.

Le projet de Balaruc est celui d’un multiplex de 8 salles qui doit être construit en périphérie de la ville à proximité d’un centre commercial et celui de Frontignan est un miniplex en cœur de ville qui comprendrait 6 salles.

Jean Villa, exploitant de cinéma et porteur du projet de Balaruc a proposé de faire un effort pour réduire le nombre de salles. 6 pour Balaruc au lieu de 8 et 4 pour Frontignan au lieu de 6. Mais du côté de Frontignan, on aurait refusé cette idée, selon Jean Villa.
Nous n’avons réussi à joindre ni Pierre Bouldoire, ni la directrice du cinéma le Mistral à Frontignan, pour vérifier ces affirmations.
 

C’est une vraie déception car on portait un projet original de multiplex, un vrai lieu de culture avec un classement «art et essai». Nous attendons les conclusions pour comprendre pourquoi notre projet a été refusé malgré notre proposition de revoir à la baisse le nombre de salles. Nous avons des arguments solides à savoir qu’il n'y a pas d’équipements suffisants sur le bassin de Thau. A titre de comparaison, Béziers a 4 fois plus d’équipements que le bassin de Thau. Ce n’est pas normal" explique Jean Villa.


Selon lui, ce qui pose problème dans le cas de Frontignan, c’est bien le nombre de salles.

"Frontignan n’a pas le bon dimensionnement. Il faudrait 3 à 4 écrans pas plus. Mais en ce qui nous concerne, je pense que c’est une question plus idéologique. La commission ne veut pas que l’on continue à construire de cinéma en périphérie de ville. Pour elle, le mot magique, c’est le cœur de ville".

Jean Villa réfléchit déjà à une alternative mais la commission demande aux porteurs de projets de s’entendre afin qu’il n’y ait plus de recours déposés.
 
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