L'homme accusé d'avoir transmis le sida à sa compagne mineure est absent du procès à Nîmes

Nîmes - l'accusé est absent du procès, seule la victime, de dos, est présente - 8 décembre 2016. / © F3 OR
Nîmes - l'accusé est absent du procès, seule la victime, de dos, est présente - 8 décembre 2016. / © F3 OR

Le procès d'un homme accusé d'avoir transmis le sida à sa compagne, alors âgée de 16 ans, à qui il avait caché sa séropositivité, s'est ouvert en son absence, jeudi devant la cour d'assises du Gard. L'accusé de 39 ans, impliqué dans d'autres affaires judiciaires, a disparu depuis quelques semaines.

Par Fabrice Dubault

L'accusé absent du procès d'assises


A l'ouverture des débats, constatant l'absence de l'accusé, Rui Felipe Da Rocha de Sousa, âgé de 39 ans, la présidente de la cour d'assises Geneviève Perrin a décidé de juger l'affaire selon la procédure de défaut criminel, sans jurés, ni témoins, ni experts.

Il était présent tout au long de l'instruction, il a disparu depuis quelques semaines", a indiqué à la presse l'avocat général, Michel Desplan.


La défense de l'accusé, Me Euria Thomasian, a confirmé ne plus avoir de nouvelles de son client, impliqué dans d'autres affaires judiciaires, depuis le printemps dernier.


L'avocat général a requis 15 ans de réclusion criminelle


Un procès sans jurés, ni témoins, ni experts


L'accusé encourt 15 ans de réclusion criminelle pour "administration de substance nuisible suivie de mutilation ou infirmité permanente par une personne étant ou ayant été concubin avec préméditation".
Après lecture d'un rapport par la présidente, la victime, Vanessa, a été entendue.

Quelques mois après voir débuté une relation avec M. de Rocha en 2005, alors qu'elle avait 16 ans et lui 28 ans, elle avait été alertée par le frère de ce dernier de sa séropositivité.
Les analyses réalisées en mars 2006 avaient révélé sa contamination récente par le VIH, mais elle avait continué à avoir des relations sexuelles non protégées avec son compagnon jusqu'à leur séparation quand elle était enceinte de trois mois.
Lors de son audition, M. Da Rocha avait affirmé que son amie connaissait son état de santé et qu'ils n'avaient pas utilisé de protection en pleine conscience.

Le verdict est attendu ce jeudi soir.

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