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Affaire Mérah: une professeure suspendue

Une professeure de Lavelanet avait donné un sujet de dissertation sur la mort de Mohammed Mérah. Elle a été mis à pied.

Par A.P

Le rectorat a mis à pied une professeure de français d'un collège de Lavelanet (Ariège) pour avoir donné à des élèves de troisième un sujet de dissertation sur la mort de Mohamed Merah.

Le sujet proposé aux élèves du collège Pasteur disait, selon le rectorat: «Est-ce une bonne chose d'avoir tué M. Merah. 1. Je résume l'affaire. 2. Pour qui?»

Ce qui a fait bondir le recteur de l'Académie de Toulouse Olivier Dugrip, c'est «l'intitulé qui suppose que le fait de tuer quelqu'un pourrait être une bonne chose». «J'ai aussitôt décidé de la suspendre à titre conservatoire», a-t-il dit à l'AFP. La professeur de français a été suspendue début avril. L'enseignante encourt une sanction administrative, qui pourrait être un blâme ou un avertissement, a précisé le recteur, qui se prononcera à la rentrée des vacances de Pâques. La suspension n'implique pas de perte de salaire.

Un précédent à Rouen


La suspension à titre conservatoire est une «mesure classique dès qu'il y a engagement d'une procédure disciplinaire, le temps de clarifier les éléments du dossier», a ajouté Olivier Dugrip. C'est le seul incident lié à l'affaire Merah répertorié par l'Académie de Toulouse. A Rouen, une professeur d'anglais du lycée Gustave-Flaubert avait été suspendue après avoir appelé ses élèves à observer une minute de silence à la mémoire de Mohamed Merah. La majorité d'entre eux s'était levée et avait quitté la classe.

Le 20 mars, le lendemain de l'attaque du collège-lycée juif Ozar Hatorah de Toulouse, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy avait demandé que soit observée une minute de silence dans les établissements scolaires en hommage aux victimes de Mohamed Merah.

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