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Aigues-Mortes : le ministre soutient les Salins

Guillaume Garot en visite dans le Gard a rencontré salariés et direction des Salins du Midi et du groupe Belvédère.

Par Fabrice DUBAULT

Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a assuré lundi que le gouvernement était "au combat pour sauver l'emploi", après avoir rencontré à Aigues-Mortes dans le Gard, direction et salariés des Salins du Midi, groupe historique du sel français récemment mis en vente.

Le cas des Salins du Midi à Aigues-Mortes

"C'est une histoire qui a de l'avenir. Je suis convaincu qu'il y a place pour un vrai projet industriel qui préserve les emplois. De la même façon, je suis convaincu que nous pouvons surmonter des tensions, des blocages qui aujourd'hui minent le développement du site", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les fonds d'investissement français Abénex et Chequers, entrés au capital en 2004, ont mandaté en début d'année la banque d'affaires Lazard pour "amorcer le processus de vente" du groupe salinier, qui détient notamment la marque La Baleine.

Le ministre, qui a "proposé au président Pierre Lévi une rencontre", a insisté sur la nécessité de "faire prévaloir une logique industrielle, une logique économique, une logique d'emplois".

Du côté syndical, l'entretien avec le ministre a été qualifié "de fructueux". Pierre Mézy, délégué CGT du site d'Aigues-mortes, estime que la rencontre programmée entre le ministre et M. Lévi va permettre d'avoir une vision claire "de l'avenir industriel des Salins". Cette intervention peut, selon le syndicaliste, faciliter "la réouverture des négociations" dans l'entreprise.

Vieux de 156 ans, les Salins emploient 1.500 personnes dans le monde, dont 150 sur son site emblématique d'Aigues-Mortes, dans le Gard, et 500 ailleurs en France. Numéro 4 du secteur en Europe, le groupe, qui souffre d'une situation sociale dégradée, réalise un chiffre d'affaires d'environ 300 millions d'euros.

Le cas Moncigale - Groupe Belvédère à Beaucaire

Auparavant, Guillaume Garot avait rencontré les dirigeants et les représentants du personnel d'une autre entreprise en difficulté, la maison de vins Moncigale.

Cette filiale de Belvédère basée à Beaucaire dans le Gard, qui emploie 275 salariés selon le ministre, a été placée en sauvegarde sur fond de conflit entre la maison mère et ses créanciers.

Ces derniers accusent le groupe de spiritueux de s'être surendetté en 2006 pour acheter les liqueurs Marie Brizard et de sacrifier désormais ses filiales pour sauver la holding.

Le ministre a dit sa "volonté d'y voir clair sur la stratégie de Belvédère s'agissant de Moncigale". "Une fois que sera connu le projet réel, alors l'Etat et les collectivités pourront apporter leur soutien", a-t-il ajouté.

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