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Bellegarde: une marche blanche en mémoire d'Océane

La fillette de 8 ans a été asphyxiée, poignardée et abusée sexuellement. L'autopsie a révélé un ADN inconnu.

Par Fabrice DUBAULT

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Bellegarde (30) : une marche en mémoire d'Océane

L'autopsie du corps de la fillette a révélé qu'elle a été victime d'attouchements sexuels. Un septuagénaire était toujours gardé à vue mardi midi dans l'enquête sur le meurtre d'Océane, 8 ans, asphyxiée et poignardée samedi à Bellegarde dans le Gard.

L'autopsie du corps de la fillette a révélé qu'elle a été victime d'attouchements sexuels. Le septuagénaire en garde à vue va être remis en liberté, mardi soir, a annoncé le procureur de la République de Nîmes. Océane, 8 ans, asphyxiée et poignardée samedi à Bellegarde dans le Gard sera inhumée jeudi.

Selon des sources proches du dossier, l'autopsie d'Océane a fait apparaître un ADN (encore non-identifié) sur son corps. Peut-être une nouvelle piste pour les enquêteurs.

Le septuagénaire en garde à vue va être remis en liberté, mardi soir, a annoncé le procureur de la République de Nîmes.

Le septuagénaire placé en garde à vue depuis dimanche dans l'enquête sur le meurtre de la petite Océane samedi à Bellegarde va être été remis en liberté mardi, a annoncé le Procureur de la République à Nîmes, Robert Gelli.

Cette décision a été prise après les résultats des analyses qui démontrent que l'ADN prélevé sur le corps de la victime est différent du sien, a précisé le procureur de la République lors d'une conférence de presse. "La seule certitude que nous avons est que l'ADN de la personne en garde à vue ne correspond pas au profil de l'ADN retrouvé", a-t-il dit.

Une marche blanche en hommage à Océane, 8 ans, est organisée mercredi à Bellegarde à 14h30. Départ de l'école Batisto Bonnet où était scolarisée Océane.

Les obsèques d'Océane auront lieu jeudi à 15h00 en l'église Saint-Jean-Baptiste de Bellegarde, a annoncé le maire de la commune.

 Le procureur de la République de Nîmes Robert Gelli

Le suspect, un retraité de 73 ans qui vit non loin du domicile de l'enfant, avait été condamné à six ans de prison pour agression à caractère sexuel sur un garçon mineur en 1999, a indiqué le procureur de la République Robert Gelli lors d'une conférence de presse.

Interpellé dimanche soir, cet habitant de Bellegarde avait fait, durant trois ans, l'objet d'un suivi judiciaire sans incident après sa sortie de prison en 2003.

"A ce stade de l'enquête, il n'y a aucun élément objectif permettant de dire qu'il a une responsabilité dans cette affaire", a souligné M. Gelli.

L'homme gardé à vue "nie les accusations", a indiqué le procureur. "Il assure qu'il n'est pas sorti de chez lui et qu'il a passé son temps à regarder la télévision", a ajouté le magistrat, admettant que les perquisitions à son domicile et dans sa voiture n'ont pas donné non plus de résultat probant.

Pour M. Gelli, malgré ce manque d'éléments, la priorité reste donnée à cette piste.

"Pourquoi cette personne ?", a demandé M. Gelli. "D'abord l'endroit où la fillette a probablement été tuée est à proximité du lieu où il réside depuis deux ans", a répondu le procureur.

"Ensuite, il y a son profil", a-t-il poursuivi, estimant que la garde à vue qui "n'a pas lieu à Bellegarde" était aussi rendue nécessaire pour "éviter les déperditions de preuves et pour crever un abcès qui n'aurait pas manqué d'apparaître si nous n'avions pas suivi cette piste".

Bellegarde (Gard) - en mémoire d'Océane - 8 novembre 2011

Un village sous le choc :

L'autopsie pratiquée lundi a démontré qu'Océane a subi des attouchements sexuels puis a été asphyxiée, probablement par application de la main sur la bouche et le nez, a expliqué M. Gelli.

La fillette a également été poignardée à quatre reprises, mais les coups de couteau, trois profonds dont un dans le coeur et un coup superficiel, ont peut-être été portés post-mortem, a-t-il ajouté.

Les résultats des prélèvements effectués à proximité du domicile du gardé à vue, sur le lieu où le corps a été déposé ainsi que sur la fillette, seront déterminants pour la suite de l'affaire. Les gendarmes de la section de recherche de Nîmes espèrent y déceler des traces d'ADN du meurtrier.

En attendant, d'autres pistes sont envisagées et d'autres personnes ont été entendues lundi. Parmi elles, la femme qui a découvert dimanche vers 10h30, alors qu'elle promenait ses chiens, le cadavre en partie dénudé de la fillette, déposé au bord d'un chemin à environ trois kilomètres de son lieu de disparition samedi.

Au lendemain du drame, l'incrédulité le disputait à la colère à Bellegarde et le meurtre était de toutes les discussions.

"On est toujours choqué. Même quand cela ne se passe pas chez nous mais quelque part en France, on est choqué. Qui ne le serait pas ?", assurait une mère de famille de ce bourg de 6.000 habitants, où les parents d'Océane s'étaient installés en avril 2010 avec leur fille unique après avoir quitté Nîmes.

L'interpellation d'un suspect a quelque peu calmé les esprits. Mais si certains villageois admettent connaître l'homme soupçonné, personne n'a souhaité parler de ce retraité solitaire.

Des cellules psychologiques ont été mises en place dans les différentes écoles de la commune, notamment à l'école primaire Baptiste Bonnet où était scolarisée Océane, décrite comme une "très bonne élève". Une autre, à destination de tous les habitants, a été activée à l'hôtel de ville.

Les parents d'Océane, eux, ont quitté la commune et se sont réfugiés dans leur famille. Devant leur maison, une photo de leur fille et un mot "en souvenir d'Océane" ont été glissés dans une pochette au-dessus de quelques bougies.

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