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Carcassonne : 29 tombes musulmanes profanées

C'est samedi au cimetière Saint Michel de Carcassonne que la découverte a eu lieu. L'enquête de police se poursuit.

Par Armelle Goyon et AFP

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Carcassonne : profanation de tombes musulmanes

Une trentaine de tombes du carré musulman du cimetière Saint Michel de Carcassonne on été renversées et taguées. L'une a été souillée d'une croix gammée. Interview du sous-préfet de l'Aude qui s'est rendu sur les lieux .

L'enquête, confiée au commissariat de Carcassonne, pour identifier les auteurs des inscriptions xénophobes retrouvées sur une trentaine de stèles musulmanes d'un cimetière du centre de Carcassonne "se poursuit" sans exclure aucune piste, a déclaré le procureur de la ville, Antoine Leroy.

"C'est le début, ce ne sont vraiment pas des enquêtes faciles", a-t-il souligné.

Le secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Marc Laffineur, a exprimé lundi son "indignation" après la profanation d'une trentaine de tombes de soldats musulmans du cimetière Saint-Michel de Carcassonne (Aude).

Dans un communiqué, M. Laffineur condamne "ces actes odieux et lâches" avec "la plus grande fermeté". "Cette profanation à caractère raciste est un outrage intolérable à la mémoire de ces soldats qui ont servi la France durant la Première Guerre mondiale, un outrage aux valeurs de la République, à la Nation toute entière", écrit-il.

Le secrétaire d'Etat "réaffirme la détermination du gouvernement à combattre toutes les formes de racisme et d'antisémitisme et à promouvoir les valeurs de respect, de fraternité et de tolérance".

Une trentaine de tombes musulmanes d'un cimetière de Carcassonne ont été recouvertes d'inscriptions racistes et nazies. Les tombes, celles de musulmans morts pendant la première guerre mondiale, sont situées dans le carré militaire du cimetière Saint-Michel, en centre-ville, a précisé le procureur de Carcassonne Antoine Leroy.

C'est le gardien du cimetière qui a découvert les faits samedi au moment de la fermeture du site.
 

L'enquête a été confiée au commissariat de Carcassonne.
"Ce sont des faits qui ne sont pas anodins, qui sont particulièrement déplaisants", a souligné le procureur.
 "Le propos est réellement raciste et tout sera mis en oeuvre pour réussir à retrouver les auteurs et à les juger", a-t-il ajouté.

Les inscriptions à caractère raciste et nazi avaient été portées au marqueur sur les stèles. Une fois que la police a achevé sur les lieux son travail de relevés et d'enquête, les stèles ont été immédiatement repeintes et restaurées par les services municipaux, a-t-on appris de source municipale.

Le maire PS de Carcassonne, Jean-Claude Perez, s'est insurgé contre un acte "inqualifiable de barbarie". "Je pense aux familles" de ces gens qui sont morts en servant au sein de l'armée française, a-t-il dit, ajoutant qu'à sa connaissance, c'est la première fois que "ce genre d'acte se produit" à Carcassonne.

"Si c'est un acte politique, cela prouve qu'il y a encore des gens qui prônent la haine de l'autre", a-t-il dit, précisant que la ville avait "immédiatement porté plainte".
 

"Si c'est l'oeuvre de jeunes, j'espère s'ils sont pris qu'ils puissent être condamnés à des travaux d'intérêt général pour nettoyer tous les graffitis" dans la localité de 50.000 habitants, a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de la préfecture Olivier Delcayrou s'est rendu sur les lieux dans la matinée dimanche.

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