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Cévennes : abrogation des permis confirmée

Les permis de Nant et de Villeneuve-de -Berg ainsi que celui de Montélimar sont abrogés. 61 autres permis sont validés.

Par Laurence CREUSOT

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St Ambroix : les anti-gaz de schiste mobilisés

Malgré l'abrogation officielle de 3 permis d'exploration de gaz de schiste, le collectif de St Ambroix reste mobilisé. Par ailleurs, 61 permis ont été validés.

L'arrêté d'abrogation des trois permis de recherche de gaz de schiste de Total et de l'américain Schuepbach a été publié au Journal officiel jeudi, entérinant l'annonce du gouvernement du 3 octobre. Mais les collectifs anti-gaz de schiste ne désarment pas. Ils étaient nombreux hier à St Ambroix dans le Gard . Voir le reportage en vidéo.

Les trois permis exclusifs de recherche d'hydrocarbures dits de "Montélimar" (Total),
"Nant" et "Villeneuve de Berg" (Schuepbach), qui avaient été accordés en mars 2010,
sont abrogés, selon l'arrêté du ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.

Ces trois permis couvraient une surface de 9.672 kilomètres carrés répartis sur sept départements dans le sud de la France: l'Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l'Hérault, l'Aveyron et la Lozère, où ils avaient suscité une forte mobilisation d'opposants.

Le gouvernement a annoncé le 3 octobre l'abrogation des trois permis, qui selon lui sont les seuls parmi les 64 permis de recherche pétrolière et gazière en France à viser exclusivement les gaz de schiste.

Ces abrogations font suite à l'adoption d'une loi en juillet interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique utilisée pour extraire les gaz de schiste,
faisant de la France le premier pays à la prohiber.

Total avait exprimé sa "surprise" lors de l'annonce de la perte de son permis, en soulignant qu'il s'était explicitement engagé dans un rapport au ministère à respecter la loi et à ne pas utiliser la fracturation. Le groupe, qui attendait des explications, n'a pas encore décidé s'il va faire un recours.
 

Dans une lettre datée de mercredi au responsable européen du gaz de schiste chez
Total, dont l'AFP a eu copie, la Direction de l'énergie du ministère estime que le géant pétrolier français n'a pas "suffisamment explicité" les techniques de substitution auxquelles il comptait avoir recours.
 

"J'observe que vous n'explicitez pas suffisamment les techniques de substitution que vous envisagez d'utiliser dans le cadre d'une exploration du potentiel de la zone en gaz de schiste, mettant ainsi les pouvoirs publics, contrairement à la volonté du législateur dans l'incapacité d'apprécier la réalité de votre engagement de ne pas recourir à la technique de la fracturation hydraulique", écrit son directeur.

Total n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.

Dans un avis en date du 10 octobre que l'AFP a consulté, le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) estime que le permis de Total ne peut être abrogé que s'il est établi que son rapport est "insuffisant au regard des exigences de précision du législateur" concernant les techniques employées.

Le texan Schuepbach, dans son rapport, avait lui affirmé qu'il comptait continuer à avoir recours à la fracturation hydraulique, selon Bercy, ce qui l'avait automatiquement exclu.

Les 61 autres permis d'exploration ont eux été validés. Après que l'américain Toreador a renoncé à exploiter du pétrole de schiste à l'est de Paris, seuls huit concernent des hydrocarbures non conventionnels (gaz de houille), mais leurs détenteurs ont tous renoncé à la fracturation.

Un rassemblement anti-gaz de schiste, qui sera aussi festif, est prévu le dimanche 23 octobre, à Barjac, à l’initiative des collectifs Gard et Ardèche.

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