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Christian Bourquin en appel le 18 septembre

Condamné en janvier, à 2 mois de prison avec sursis, pour une affaire de favoritisme datant de 1999, il fait appel.

Par Fabrice DUBAULT

Christian Bourquin sera jugé, en appel, le 18 septembre prochain dans l'affaire de favoritisme dans l'attribution des marchés de la communication du conseil général des Pyrénées-Orientales. L'actuel président PS du Languedoc-Roussillon et sénateur a été condamné en première instance, en janvier 2012, à 2 mois de prison avec sursis.

Le délibéré de janvier 2012 :

Le tribunal correctionnel de Bordeaux, où l'affaire était dépaysée, a estimé que Christian Bourquin avait, en 1999, usé de son influence, en tant que président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales d'alors, pour favoriser la société de communication de l'un de ses proches, Pascal Provencel.

Le jugement suit les réquisitions du tribunal et condamne Christian Bourquin à 2 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende avec sursis.

L'audience de décembre 2011 à Bordeaux :

Elu à la présidence du conseil régional en novembre 2010 après le décès de Georges
Frêche, Christian Bourquin est soupçonné d'avoir influencé la décision du conseil général des Pyrénées-Orientales (dont il était président au moment des faits) en faveur de la société "Synthèse" de Pascal Provencel, présenté comme un de ses proches, pour l'obtention du marché de la communication de l'institution. C'était en 1999. Il a été condamné en première instance, en janvier 2012, à 2 mois de prison avec sursis.

Deux mois avec sursis ont été requis également contre M. Provencel, et des amendes de 5.000 euros avec sursis et 3.000 euros avec sursis respectivement contre Jean-Pierre
Lanotte, ancien directeur des affaires financières et juridiques du conseil général, et Pierre Bolte, ex-responsable des achats du conseil général.

Selon l'instruction, les prévenus auraient favorisé M. Provencel, au détriment d'une dizaine d'autres candidats, dont aucun n'a cependant porté plainte, pour l'obtention du marché de la communication du conseil général. La question générale des marchés de communication avait été notamment évoquée entre M. Bolte et M. Provencel, ce qui pouvait avantager ce dernier.

M. Bourquin s'est défendu d'être intervenu dans la partie financière de ces passations de marchés, et a présenté comme anodines ses relations avec M. Provencel, même s'il le qualifie "d'homme exceptionnel" et que celui-ci en parle comme du "leader charismatique de la gauche dans les Pyrénées-orientales".

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