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Forcené de Lodève : l'homme s'est rendu au GIGN

Le sexagénaire s'est rendu sans résistance, vers 20h15, jeudi, lors de l'intervention des hommes du GIGN.

Par Fabrice DUBAULT

Le sexagénaire retranché depuis mercredi après-midi à son domicile au lieu-dit Salelles-du-Bosc, près de Lodève dans l'Hérault, après avoir blessé mercredi sa femme d'un coup de feu lors d'une dispute, a été délogé jeudi soir par le GIGN, a-t-on appris de source judiciaire. Il n'y a eu aucun coup de feu et aucune violence. Il est en garde à vue.

Le forcené, qui est atteint de troubles neurologiques et se déplace avec un déambulateur, sera ensuite présenté à un juge d'instruction de Montpellier dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "tentative d'homicide volontaire", a-t-on précisé de même source.

Retour sur les faits de jeudi :

L'homme, qui n'a opposé aucune résistance, devait être vu par un médecin légiste pour décider s'il pouvait être placé en garde à vue ou hospitalisé, a-t-on précisé de même source.

Depuis le début, la gendarmerie a voulu privilégier la négociation plutôt que l'intervention, souhaitant absolument éviter un nouveau drame, alors que le forcené de 67 ans est un homme atteint de troubles neurologiques et se déplace avec un déambulateur.

Jeudi, des négociateurs régionaux, sous l'égide d'une section du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) arrivée sur place à 14h30, ont tenté, sans yparvenir, d'ouvrir le dialogue avec l'homme qui s'était enfermé avec son fusil.

Auparavant, les gendarmes de la brigade de Lodève, puis ceux du Peloton d'intervention interrégional de la gendarmerie (PIGG) d'Orange (Vaucluse) n'étaient pas non plus parvenus à discuter avec ce forcené, qui n'a jamais ouvert le feu sur les forces de l'ordre.

Lodève (Hérault) - Salelles-du-Bosc - Le GIGN en reconnaissance des lieux

avant l'intervention - 16 février 2012

L'homme a toujours refusé de prendre contact avec les gendarmes, son beau-frère ou même son fils, a expliqué le préfet Claude Balland sur France 3. Le dernier signe de vie remontait au matin avec l'éclairage d'une pièce, lumière qui n'a pas été allumée à la tombée de la nuit, a précisé la source judiciaire.

Selon les premiers éléments, l'homme de 67 ans a tiré mercredi à l'heure du déjeuner sur son épouse avec un fusil, la touchant à l'épaule après une dispute dont les motifs ne sont pas connus.

La femme, avec laquelle il ne vivait plus depuis plusieurs années mais qui lui rendait visite, a été héliportée à l'hôpital de Montpellier.

Elle a été opérée et son pronostic vital n'est pas engagé.

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