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Gaz de schiste : le gouvernement abroge les permis

© infographie Y. Tourniaire
© infographie Y. Tourniaire

La recherche en vue de l'exploitation du gaz de schiste concernait le Gard mais aussi l'Hérault et la Lozère.

Par Fabrice DUBAULT

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Gard : abrogation de 3 permis de gaz de schiste

L'annonce est tombée en fin d'après midi. Annonce de la ministre de l'environnement Nathalie Kosiusko Morizet. Elle concerne le gaz de schiste. 3 permis d'exploration dont 2 dans la région sont abrogés. Les permis de Nant dans l'Aveyron et de Villeneuve de Berg en Ardèche, non loin du Gard.

Le gouvernement français a décidé d'abroger les trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste dans le sud de la France accordés au printemps 2010, a annoncé

lundi, la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Annonce qui intervient à la veille du déplacement de Nicolas Sarkozy dans le Gard en compagnie de NKM.

"Nous avons décidé d'abroger les trois permis de recherche de Nant (Aveyron), Villeneuve-de-Berg (Ardèche) et Montélimar (Drôme)" attribués, pour les deux premiers à la compagnie américaine Schuepbach et pour le troisième à Total, a indiqué la ministre.

Après le vote d'une loi en juin interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique, la seule permettant aujourd'hui d'exploiter les hydrocarbures non conventionnels, les industriels avaient deux mois pour déclarer la technique qu'ils comptaient utiliser.

"Dans les deux rapports Schuepbach, était explicitement mentionné le projet d'utiliser la fracturation hydraulique", a souligné la ministre.

Dans le rapport de Total, "ce n'était pas le cas" mais "j'ai fait valoir l'argument que ce rapport n'était pas crédible", a-t-elle estimé.

"Total déclare vouloir maintenant chercher des hydrocarbures classiques, donc non gaz de schiste, dans une zone où le potentiel est très limité et alors même que Total se désintéresse de la recherche du conventionnel sur le territoire terrestre français depuis des années", a expliqué la ministre.

"Et Total annonce aussi vouloir continuer à rechercher du gaz de schiste avec des techniques qui ne sont pas la fracturation hydraulique, or on sait aujourd'hui que ces techniques ne sont pas opérationnelles", a-t-elle ajouté.

Le Parlement avait voté une loi avant l'été sous la pression d'élus locaux et à la suite de plusieurs manifestations dans le sud de la France pour dénoncer la fracturation hydraulique, technique notamment accusée de polluer les nappes phréatiques.

Le président de la République Nicolas Sarkozy se rend dans le Gard mardi, dans l'un des départements concernés par ces permis exclusifs de recherche de gaz de schiste.

La visite de Nicolas Sarkozy en Cévennes à Alès :

A moins de sept mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy tentera de redorer son blason vert, en évoquant, mardi dans le Gard, l'épineux dossier du gaz de schiste, que le gouvernement a désamorcé en annonçant l'abrogation des permis exclusifs de recherche de cet hydrocarbure.

Le gaz de schiste et sa technique d'extraction par fracturation hydraulique - la seule connue à ce jour - suscite la colère de l'opposition socialiste, écologiste et de riverains fortement mobilisés en raison des dégâts qu'elle provoque dans les nappes phréatiques.

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui accompagnera le chef de l'Etat dans le Gard, comme son collègue Frédéric Mitterrand (Culture), a annoncé lundi l'abrogation des trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste dans le sud de la France accordés au printemps 2010, deux à la compagnie américaine Schuepbach et le troisième à Total.

Le président de la République devrait toutefois revenir "très peu" sur cette question lors de l'allocution qu'il prononcera, à 12H30 à Alès, selon l'Elysée. "Ce sera plus un discours identitaire qu'un discours sur l'environnement", précise-t-on dans son entourage.

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