Le Languedoc-Roussillon à gauche toute

18 députés PS sur 23.L'UMP ne détient plus que 2 sièges sur 23. Les verts en occupent 2. Et le FN un.

Par L.C.

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Réaction Anne Yvonne le Dain 2ième Hérault

Elue député PS

Le Languedoc-Roussillon est à gauche, c'est une évidence au lendemain du second tour des élections législatives.

Le PS et les Verts détiennent toutes les circonscriptions de l'Hérault et de l'Aude. L'UMP a perdu cinq sièges dans le Gard.

La Lozère reste à droite.

La victoire du frontiste Gilbert Collard dans la 2e circonscription du Gard (Saint-Gilles) peine à occulter le raz-de-marée rose qui a submergé la région Languedoc-Roussillon, l'UMP n'y détenant plus désormais que deux sièges de députés sur 23.

Le PS et les écologistes d'EELV détiennent à eux seuls 20 sièges au total dans les cinq départements de Languedoc-Roussillon, et réalisent le grand chelem dans l'Hérault et dans l'Aude.

Dans l'Hérault, les socialistes passent de deux à neuf sièges, ravissant les cinq détenus jusque-là par l'UMP et gagnant les deux nouvelles circonscriptions. Cette vague rose a emporté les députés UMP Robert Lecou, Elie Aboud, Gilles D'Etorre ainsi que le villepiniste UMP Jean-Pierre Grand, alors que Jacques Domergue ne se représentait pas.

Même déroute dans le Gard, où l'UMP a perdu les cinq sièges

sur six qu'elle comptait.

La défaite la plus emblématique s'est produite dans la circonscription de Saint-Gilles où le sortant UMP Etienne Mourrut a été balayé par l'avocat mariniste Gilbert Collard, désormais l'un des deux élus FN de France.

L'élu UMP, qui avait envisagé de se retirer en faveur du FN avant de se raviser, n'a pas été payé en retour, près d'un tiers de ses électeurs du 1er tour se reportant sur le candidat frontiste et assurant sa victoire sur la socialiste Katy Guyot.

Les socialistes l'emportent en revanche facilement dans les cinq autres circonscriptions, dont trois fois en triangulaire PS-UMP-FN.

Dans les Pyrénées-Orientales, où se présentait le N°2 du FN Louis Alliot, le parti d'extrême-droite n'a pas concrétisé ses espoirs de victoire ni à endiguer la poussée socialiste. Alors que l'UMP tenait les quatre circonscriptions, le PS en enlève trois, les 1ère, 3e et 4e. La seule qui leur échappe est celui du député sortant UMP Fernand Siré, bénéficiaire d'un désistement du FN en sa faveur, dans la 2e circonscription (Perpignan-Rivesaltes). Malgré un appel du FN à la battre, Ségolène Neuville, 41 ans, l'emporte à Perpignan-Prades face à Jean Castex, conseiller social de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Dans l'Aude,  terre socialiste, le PS conserve sans surprise

ses trois sièges, dans les circonscriptions de Carcassonne,

où le frontiste Robert Morio réalise un score record dans ce département (39%),

Limoux, et Narbonne, où Marie-Hélène-Fabre devient la première femme députée de

l'Aude.

Seule la Lozère, qui avait voté majoritairement pour Nicolas

Sarkozy à la présidentielle, est restée fidèle à l'UMP, de justesse toutefois.

Dans l'unique circonscription du département, le député sortant Pierre Morel-à-L'Huissier

(UMP) a remporté de 411 voix (50,52%) son duel face à la socialiste Sophie Pantel.

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