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Le lycéen mis en examen pour viol et assassinat

Le meurtrier d'Agnès a avoué partiellement. Il avait déjà été mis en examen pour viol dans le Gard.

Par Armelle Goyon et AFP

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Affaire Agnès : le passé du suspect

Aurait-on pu éviter ce meurtre ? Pourquoi ce lycéen, poursuivi par la justice, dans l'attente de son procès, a t-il été scolarisé en internat, loin de chez lui ? 3 jours après le meurtre d'Agnès on en sait beaucoup plus sur le passé et la personnalité du meurtrier présumé... sujet

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Meurtre d'Agnès : le Procureur explique

Le lycéen gardois mis en examen pour viol et assassinat d'Agnès, la collègienne de Chambon sur Libron, avait déjà agressé sexuellement une adolescente dans le Gard en 2010. Les explications de Jean-Yves Coquillard, Procureur de la République de Clermon-Ferrand.

Le lycéen gardois avait déjà été accusé d'agressions sexuelles en aôut 2010 à Nages et Soulorgues dans le Gard, avant de déménager avec ses parents dans le petit village de St Etienne d'Escattes près de Sommières (30). Placé sous contrôle judiciaire, il avait été confié à son grand-père, résidant, en Haute Loire.

Le procureur a coupé court aux questions sur un possible défaut de suivi de ce lycéen de 17 ans, qui avait été mis en examen pour viol sur une mineure en août2010 dans le Gard. Il avait ensuite effectué quatre mois de détention provisoire avant d'être placé sous contrôle judiciaire fin 2010.
 

"La fois précédente, les circonstances étaient identiques. C'était la même chose sauf que la victime est restée en vie... Il avait un contrôle judiciaire strict qu'il respectait. Il était suivi par un psychiatre, puis un psychologue dans l'établissement" scolaire du Chambon-sur-Lignon, où était aussi scolarisée Agnès, a-t-il ajouté.

Le procureur a insisté sur le fait que le lycéen, arrivé en novembre 2010, avait été jugé "réinsérable" dans cet établissement privé réputé, le Collège cévenol, où il était scolarisé en Première alors qu'Agnès, interne comme lui, était en Troisième.

Les expertises ont établi "qu'il ne présentait pas de dangerosité, mais la psychiatrie
n'est pas une science exacte", a ajouté M. Coquillat.

Issu d'un milieu "normal" du Gard, avec un père professeur, une mère comptable et deux soeurs, le jeune homme avait été "sevré" de son "problème de stupéfiant" "depuis son passage en maison d'arrêt", selon le procureur.

Il encourt la perpétuité et a été incarcéré samedi.

Le lycéen accusé du meurtre d'Agnès, collégienne, dont le corps a été retrouvé calciné en Haute-Loire, a été mis en examen samedi pour viol et assassinat, le parquet évoquant pudiquement une mise à mort, planifiée, "extrêmement violente".
 

"Il reconnaît qu'il l'a tuée, violée et brûlée", a déclaré devant la presse le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, précisant qu'une information judiciaire avait été ouverte pour "assassinat" et "viol".
 

"Elle a été tuée de façon extrêmement violente et brutale", a ajouté le procureur,
insistant sur la préméditation de l'acte, pour lequel le lycéen s'était muni d'"objets",
que M. Coquillat n'a pas souhaité détailler par égard pour la famille de la victime
de 13 ans.
 

"Il a reconnu en partie les faits sans s'expliquer sur ses motivations pour l'instant... La vérité est évolutive, il a fait de très longues déclarations depuis sa dénégation totale, mais pas d'explications cohérentes sur les faits", a encore dit le magistrat, ajoutant que le mineur était "très froid et sans émotion".

Le lycéen a reconnu l'avoir attirée dans la forêt au prétexte d'aller chercher des champignons hallucinogènes.

La mort de la jeune fille originaire de Paris remonte à mercredi, jour de sa disparition.
Le corps de la jeune Agnès, découvert vendredi soir sur ses indications, devait être autopsié à Saint-Etienne, dans le département voisin, la Loire.

Dans la matinée, avant la levée du corps, les enquêteurs ont procédé à des relevés dans cette zone boisée escarpée proche du Chambon-sur-Lignon, à l'abri d'une bâche bleue les protégeant des regards des journalistes.
D'importants moyens, de l'hélicoptère aux plongeurs, avaient été déployés pour
retrouver la collégienne.

Marche blanche

Plusieurs centaines de personnes, enseignants, parents et camarades d'Agnès ont participé dimanche à une marche blanche au Chambon-sur-Lignon à la mémoire de cette collégienne de 13 ans, violée et assassinée mercredi par un lycéen de son établissement.
 

"Une étoile de plus dans le ciel", pouvait-on lire sur une grande banderole blanche
tenue par deux jeunes en tête du cortège, parti peu après 10H00 de la place de la mairie.

Les participants, parmi lesquels de nombreux élèves du Collège-lycée cévenol, l'établissement fréquenté par la victime et son assassin présumé, tenaient à la main des roses blanches et rouges. Une jeune fille brandissait un portrait peint d'Agnès, qui allait avoir 14 ans dans quelques jours.

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