Les deux suspects mis en examen

Les deux agresseurs présumés du jeune lycéen juif dans le train Toulouse-Lyon ont été mis en examen.

Par Laurence Boffet

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Agression du lycéen : les suspects mis en examen

Les deux agresseurs présumés d'un lycéen juif dans le train Toulouse-Lyon ont été mis en examen pour violences en réunion et en raison de l'appartenance de la victime à une religion. L'enquête se poursuit pour déterminer si cette agression avait bien un caractère antisémite.

Les deux agresseurs présumés du lycéen juif de 17 ans dans le train Toulouse-Lyon ont été mis en examen pour violences en réunion et en raison de l'appartenance de la victime à une religion.

Le juge d'instruction semble donc reconnaître le caractère antisémite de l'agression.

Samedi matin, le parquet de Lyon avait ouvert une information judiciaire pour violences en réunion, agression dans les transports publics et appartenance de la victime à une religion. Mais le procureur avait souligné que le caractère antisémite de l'agression restait "incertain" : "des indices dans le sens du caractère antisémite des violences existent. Ils ne résultent pour l'instant que des déclarations de la victime. En cet état, ce caractère demeure incertain et ce sera l'objet de l'enquête de l'établir ou pas".

"L'objet de l'information judiciaire, c'est de mettre dans le débat la question de la circonstance aggravante ayant trait à l'appartenance de la victime à une religion", avait-il ajouté.

Mercredi soir, un lycéen de 17 ans, scolarisé à l'école Ozar Hatorah de Toulouse, était violemment pris à partie par deux jeunes hommes, dans le train qui le ramenait dans sa famille à Villeurbanne.

Après 48 heures de garde à vue, ses deux agresseurs présumés ont été libérés et placés sous contrôle judiciare, avant d'être été mis en examen.

Tous deux ont reconnu l'agression mais ils nient toute connotation religieuse.

Ils disent avoir été irrités parce que l'adolescent parlait trop fort au téléphone. Pour le jeune lycéen victime de l'agression, c'est plutôt l'évocation du prénom juif de son frère au téléphone qui aurait provoqué la réaction des deux jeunes hommes installés dans le même wagon que lui. Pris à partie puis frappé par l'un d'entre eux sur la plate-forme du wagon, avant que l'autre ne les rejoigne. Il indique également qu'un seul d'entre eux à fait référence à son judaïsme au cours de la bagarre.

L'enquête se poursuit. Deux témoins et deux contrôleurs sncf, entendus par les enquêteurs, contestent le caractère antisémite de l'agression. Mais d'autres passagers de la rame vont être entendus.

Les deux jeunes hommes poursuivis, âgés de 18 ans, sont sans casier judiciaire. Ils avaient été interpellés jeudi à Lyon, dans un bureau de recrutement de l'armée.

Vendredi, l'un d'entre eux avait porté plainte à son tour, pour coups et blessures, contre le jeune lycéen juif.

Celui-ci est très choqué selon sa famille. Il souffre de multiples contusions et s'est vu délivrer une interruption temporaire de travail de 10 jours. Scolarisé à l'école Ozar Hatorah à Toulouse, il avait été un témoin direct de la tuerie perpétrée par Mohamed Merah dans cet établissement en mars 2012.

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