Luzenac : victoire des grévistes

Talcs de Luzenac (Ariège): la grève débouche sur une hausse salariale

Par SI + MP

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Ariège : grève aux Talcs de Luzenac

4ème jour de grève aux Talcs de Luzenac en Ariège. Le conflit porte sur les augmentations salariales.

Les salariés des Talcs de Luzenac (Ariège), la plus grande mine du genre à ciel ouvert en Europe, détenus par le groupe Imerys, ont obtenu la hausse de salaire qu'ils réclamaient, au terme d'une semaine de grève.

Le travail a repris lundi à partir de 16h00

La direction s'est contentée de confirmer la reprise du travail.

A l'appel des syndicats CGT et Force Ouvrière, qui totalisent 90% des suffrages dans l'entreprise, les 250 salariés permanents s'étaient mis en grève et avaient organisé des piquets de grève il y a une semaine en réclamant 2,4% d'augmentation alors que la direction ne proposait que 1%.

Au fil des négociations sur les salaires, avec le concours d'un médiateur nommé par le préfet depuis vendredi, la direction a relevé ses propositions à 1,8%, 2%, puis 2,2%.

Les grévistes demandaient aussi la titularisation d'un salarié accumulant les CDD depuis 23 ans, ce qu'ils ont obtenu, et le relèvement du nombre de saisonniers utilisés pendant la campagne d'extraction (mai à octobre).

250 salariés permanents

Les 250 salariés permanents  sont employés pour les trois quarts aux activités de broyage, de conditionnement et d'expédition, situées dans la vallée, les autres travaillant à l'extraction dans la montagne avec le concours des saisonniers.

"Nous avions 64 saisonniers l'an dernier et la direction voulait réduire leur nombre à 53 en 2012 alors que nous réclamions 57, nous en obtenons finalement 56", a indiqué Pascal Perez, délégué syndical CGT.

"Nous venons de signer sur 2,2% de hausse générale au 1er janvier 2012", a indiqué M. Perez, précisant que les salariés avaient ratifié l'accord à une majorité de 70%.

Un groupe prospère

Les dirigeants du groupe français Imerys, qui ont racheté l'entreprise au groupe anglo-australien Rio Tinto en août 2011 "voulaient réduire les coûts salariaux pour optimiser la rentabilité de l'entreprise qui est déjà en bonne santé", a estimé M. Perez en se déclarant "content d'avoir abouti à un niveau d'augmentation acceptable". Sa filiale Imerys TC a par ailleurs annoncé il y a quelques semaines sa décision de fermer sa briqueterie de Blajan employant 32 salariés près de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Le projet doit être débattu au CCE les 27 et 28 mars.

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