• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Magalas : 6 mois avec sursis requis pour violence

Les 2 veilleuses de nuit de la maison de retraite seront fixées sur leur sort le 18 octobre, date du délibéré.

Par Fabrice DUBAULT

Le parquet a requis six mois de prison avec sursis et interdiction définitive d'exercer à l'encontre de deux auxiliaires de vie d'une maison de retraite, qui ont comparu pour violences sur personnes vulnérables, mardi, devant le tribunal correctionnel de Béziers.

Les deux veilleuses de la maison de retraite des Acacias, située à Magalas, à 17 km de Béziers, avaient été placées en garde à vue le 9 septembre après une dénonciation, quatre jours plus tôt, par des stagiaires d'été de cet établissement qui compte 70 pensionnaires.

Les témoignages avaient fait état de mauvais traitements sur deux octogénaires, dont l'une est décédée depuis.

L'enquête de la gendarmerie a porté sur de multiples maltraitances: insultes, fessées, manquements à l'hygiène. La justice n'a retenu finalement qu'une gifle à une pensionnaire et le fait d'avoir contraint une autre à se mordre en lui enfonçant sa propre main dans sa bouche.

Les deux prévenues, mises à pied après la dénonciation, avaient reconnu les faits devant les gendarmes. Cependant, devant le tribunal, elles se sont dédouanées, affirmant qu'elles avaient avoué sous la pression des enquêteurs et expliquant qu'elles n'avaient fait que répondre à la violence des pensionnaires.

Pour le procureur de la République Elodie Torres, les faits retenus suffisent à eux-mêmes. "Nous ne retiendrons qu'un acte de violence commis par chacune d'elles.

Mais il ne faut pas évider l'affaire de son contenu. Il y a eu violence", a-t-elle fait valoir.

La défense, qui a demandé la relaxe des deux prévenues, a dénoncé un établissement qui néglige l'hygiène et la formation des deux femmes, livrées à elles-mêmes la nuit sans appui médical. Elles "ne savaient comment réagir face à des problèmes psychiatriques et des crises de démence des pensionnaires", a-t-elle souligné.

Ces accusations ont été catégoriquement réfutées par la direction des Acacias, selon laquelle la réputation de l'établissement a été salie.

La décision a été mise en délibéré au 18 octobre.

A lire aussi

Sur le même sujet

Mort suspecte d'une sexagénaire à Pignan

Les + Lus