Montpellier accroche le nul 2 à 2 à Bordeaux

Un résultat qui pourrait être honorable pour le MHSC, mais l'entraîneur de Montpellier a vu "une parodie de foot"

Par Fabrice DUBAULT

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Foot : Montpellier arrache le nul 2 à 2 à Bordeaux

Bordeaux, mal en point et menant de deux buts à la 88e minute, a concédé le nul (2-2) face à Montpellier au terme d'un match alerte et engagé, qui s'est fini à dix contre dix, samedi, lors de la 9e journée de L1 de football. Malgré le nul, René Girard ne décolère pas.

Bordeaux, mal en point au propre comme au figuré ces derniers temps, et menant encore de deux buts à la 88e minute, a concédé le nul (2-2) face à Montpellier au terme d'un match alerte et engagé, qui s'est fini à dix contre dix, samedi, lors de la 9e journée de L1 de football. Malgré le nul 2 partout face à Bordeaux, René Girard ne décolère pas.

Au classement, Montpellier est 3e derrière le PSG et Lyon.

Les Girondins continuent donc à patiner, à la 13e place avec 8 points, à 9 unités des Montpelliérains, 3e. Les Héraultais risquent de voir s'échapper Lyon (2e) ou le Paris SG (1er) qui s'affrontent dimanche en clôture de la journée pour la place de leader.

Les Girondins y ont cru. Ils ont touché du bout des doigts une victoire à domicile qui leur échappe depuis des mois, prouvant qu'ils peuvent encore rivaliser. Mais au final leurs vieux démons ont refait surface. Au plus mauvais moment.

Un penalty de l'espoir concédé par Ciani à la 88e et transformé par Belhanda a servi d'alerte alors qu'ils avaient tout maîtrisé de A jusqu'à Y.

Et puis vint Z, un tacle en zigzag signé Hilton (90), trouvé sur une remise de Giroud, juste devant Carrasso. Inespéré.

Pour s'imposer ce samedi, il fallait du courage et de la solidarité. Bordeaux en a pourtant déployé, a retrouvé un brin de confiance mais le sentiment qui prédomine reste celui d'un sacré gâchis.

Face à un collectif rodé, bien huilé, déterminé à effacer le revers concédé à la Mosson face au Paris SG (1-3), les hommes de Gillot ont d'abord joué la partition presque parfaite.

Avec du réalisme dans les deux zones de vérité, et Diabaté qui, au delà d'être un poison massif pour ses gardes du corps, confirme qu'il est bien un buteur, bien placé sur un centre de Nguemo, pour l'ouverture du score (18).

Montré du doigt pour certains errements depuis le début de l'exercice, Ciani s'est remis la tête à l'endroit, en ajoutant un deuxième but sur un corner de Plasil (49).

Engagée, alerte, la rencontre a pourtant offert deux visages. L'un, équilibré pendant près d'une demi-heure avant ce tacle rugueux de Planus sur Utaka qui valait le rouge au défenseur girondin.

L'autre, naturellement dominé dans la possession par les coéquipiers de Giroud qui ne trouvaient pas pour autant l'ouverture malgré les essais d'Utaka (33, 43), Camara (58, 72), Dernis (78).

Par trois fois, les Aquitains ont eu le 3-0 au bout des pieds, ils ont même vu Yanga-Mbiwa sortir lui aussi avant la fin (80e) pour une succession de fautes pour une équité comptable sur le pré.

C'était sans compter sur leur doute, sur la motivation visiteuse qui finissait par arracher l'équité au tableau d'affichage.

René Girard (entraîneur de Montpellier) :

"On a fait une parodie de football ce soir, je suis assez déçu de notre comportement. On a manqué de vigilance, ce que l'on avait déjà montré contre Paris et il y a des comportements qui commencent un peu à m'agacer donc on va régler ça. On a pris un point, on va s'en satisfaire, c'est toujours mieux de prendre un point que de revenir en ayant perdu 2-0.

On va pouvoir remettre les pendules à l'heure, tranquillement, entre nous. On a quinze jours pour régler tout ça, il y a des choses qui ne me plaisent pas. On n'a pas le droit, ce sont nos errances qui font qu'on a le match comme ça. C'est toujours bien pour le moral, les garçons ont fait les efforts mais ce n'est pas le football que l'on aime, ce que j'attends de mon équipe".

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