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Nîmes : le parquet demande le retrait de 4 enfants

Les réquisitions contre les parents mormons confirme le jugement de première instance. Délibéré le 13 octobre

Par Fabrice DUBAULT

Le parquet général de la cour d'appel de Nîmes a requis mercredi, conformément à la décision rendue en première instance, le placement de quatre enfants, deux adolescents et deux plus jeunes, déscolarisés par leurs parents pratiquants la religion mormone. La décision est en délibérée au 13 octobre.

Les deux adolescents de 13 et 15 ans, sont placés depuis le mois de mai dans un foyer à Marseille alors que deux enfants de 5 et 7 ans ont trouvé place dans une famille d'accueil à Avignon, à quelque 150 km de chez leur parents.

Dans la décision de première instance, il était prévu que les deux plus jeunes reviennent à terme dans leur famille sans toutefois que les parents ne retrouvent leur autorité parentale, les enfants restant sous l'autorité de la protection de l'enfance.

La décision de retrait des enfants a été prise à la suite d'un signalement auprès de la police effectué par les grands-parents paternels, inquiets de la déscolarisation et de la désocialisation de leurs petits-enfants.

A l'audience, l'avocate des parents, Me Eve Benavent, a affirmé qu'il n'y avait pas d'exclusion. "J'ai martelé que les enfants n'ont jamais eu une activité extra-scolaire encadrée par l'Eglise", a-t-elle dit.

Cependant, a reconnu l'avocate, les adolescents, qui avaient affirmé en première instance se sentir victimes du poids du sectarisme de la religion mormone, les coupant de leurs relations sociales, ont confirmé à l'audience qu'ils ne souhaitaient pas revenir chez leur parents.

"Mais je ne sais pas s'ils ne veulent pas revenir vraiment ou s'ils ont peur de revenir parce qu'ils ont tout déclenché", a ajouté Me Benavent.

Les parents des enfants, adeptes de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, ont réclamé qu'on leur rende leurs enfants, arguant qu'ils n'avaient rien fait de répréhensible, assurant qu'ils pratiquent leur religion et assurent l'éducation de leurs enfants simplement sans passer par le système scolaire.

La Chambre spéciale civile des mineurs de la Cour d'appel a mis son arrêt en délibéré

au 13 octobre.

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