Notre région parmi les plus bas revenus agricoles

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Écrit par Fabrice DUBAULT

17.000 euros par an, c'est le revenu moyen dans la région, contre 24.000 euros en moyenne en France.

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Notre région parmi les plus bas revenus agricoles

17.000 euros par an, c'est le revenu moyen dans la région, contre 24.000 euros en moyenne en France. Le Languedoc-Roussillon est toujours une des régions où le revenu agricole est le plus bas de France. Les départements littoraux ne se démarquent plus de la Lozère.

Le Languedoc-Roussillon est toujours une des régions où le revenu agricole est le plus bas de France. Cependant, les départements littoraux ne se démarquent plus de la

Lozère, le revenu moyen est sensiblement le même dans tous les départements de la région.

88% de la production régionale est végétale, dont les 3/4 sont issus des vignes et des vergers.

La viticulture reste toujours la première production agricole régionale, loin devant les autres productions bien que la récolte 2010 ait été la plus faible des trente dernières années. Les politiques d’amélioration du vignoble (arrachage définitif, ré-encépagement) menées depuis une quinzaine d’années montrent leur efficacité.

Les vins régionaux voient leur qualité de mieux en mieux reconnue par les consommateurs et par les négociants. En 5 ans, le cours moyen des vins hors AOP est passé de 46 €/hl à 68 €/hl.

La production fruitière progresse :

Près de 80 % de la valeur de la production fruitière régionale porte sur 4 fruits : les pêches (dont 98 % en provenance des Pyrénées-Orientales et du Gard), les abricots (dont 97 % en provenance du Gard et des Pyrénées-Orientales), les melons (dont  90 % en provenance de l’Hérault et du Gard) et les pommes (dont 91 % en provenance de l’Hérault, du Gard et de l’Aude).

La production légumière se stabilise :

La production légumière avait sensiblement diminué au début des années 1990 mais elle s’est stabilisée depuis 15 ans. En 2010 la production légumière augmente de 8 % ce qui ne compense pas la baisse de 2009.

Cette production est concentrée sur deux départements, les Pyrénées-Orientales avec 54% de la production, et le Gard avec 33 %. Les deux productions principales, les salades et les tomates, constituent à elles deux 55 % de la valeur de la production légumière régionale.

Les production animales augmentent en volume :

Les productions animales progressent légèrement en Lozère alors qu’elles régressent dans tous les autres départements de la région. La part de la Lozère dans les productions animales régionales n’a cessé d’augmenter passant de 36 % en 1990 à 52 % en 2010. La production bovine (pour le lait ou pour la viande) représente 73 % des productions animales de ce département.

Le résultat agricole régional progresse de 40% en un an :

Le résultat agricole est égal à la valeur ajoutée nette (c’est à dire valeur ajoutée brute après déduction de la consommation de capital fixe) diminuée des impôts et augmentée des subventions d’exploitation.

Il représente le revenu des facteurs de production (travail et capital). Il est aussi appelé valeur ajoutée nette aux coûts des facteurs. La consommation de capital fixe (qui représente l’amortissement économique du capital de la branche) a très peu baissé (-0,6%) ainsi que les impôts (-0,5 %) mais les subventions d’exploitation ont fait un bond de 30 % si bien que le résultat agricole régional augmente de 40 %.

Les aides :

Les subventions sur les produits (faibles dans notre région spécialisée en viticulture et arboriculture) sont en très forte diminution (-40 %) du fait du découplage. Ce sont principalement des aides aux produits animaux (62 %) et aux grandes cultures (29 %). Mais cette baisse est plus que compensée par une hausse des paiements uniques intégrés dans les subventions d’exploitation. Ces dernières sont en forte hausse (+30 %) si bien que globalement les aides progressent de 15 %.

Toutes les activités ne sont pas également soutenues. La Lozère perçoit plus du tiers du montant régional avec les indemnités compensatrices de handicaps naturels, la prime herbagère agro-environnementale et les droits à paiement unique ; à l’inverse les Pyrénées–Orientales qui produisent à 90 % des fruits, des légumes et du vin ne perçoivent que 7 % du montant régional.

Voir le rapport complet sur le site du minsitère ==> cliquez ici