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Procès des “chaussettes” : les 2 accusés nient

3 ans et demi après les faits, le procureur a demandé 4 mois de prison avec sursis pour Garcia et la relaxe pour Tjoyas

Par Fabrice DUBAULT

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Perpignan : l'affaire des chaussettes en délibéré

3 ans et demi après les faits, le procureur a demandé 4 mois de prison avec sursis pour Garcia et la relaxe pour Tjoyas. 2 partisans de l'ancien maire UMP de Perpignan Jean-Paul Alduy, jugés jeudi dans la retentissante affaire de la "fraude à la chaussette". L'élection avait été annulée.

Deux partisans de l'ancien maire UMP de Perpignan Jean-Paul Alduy, jugés jeudi dans la retentissante affaire de la "fraude à la chaussette" qui avait provoqué l'annulation des municipales de 2008, ont nié toute volonté de tricher devant le tribunal correctionnel. Les requisitions sont plus que légères. Délibéré le 21 décembre à 14h.

Le procureur de la République de Perpignan a requis 4 mois de prison avec sursis pour Georges Garcia et la relaxe pour Mimi Tjoyas. L'affaire est en délibérée au 21 décembre.

Tout cela pour çà !.

A l'audience, Georges Garcia a expliqué qu'il s'était rendu compte "d'une différence entre le nombre d'enveloppes et celui porté sur la liste d'émargement". "Sous la pression, j'ai mis dans mes poches des enveloppes mais j'ai vu qu'elles n'y rentraient pas. Si j'avais voulu frauder, j'aurais pris un vêtement avec des poches adéquates", a-t-il dit.

Les deux prévenus doivent aussi s'expliquer sur des signatures d'électeurs qui auraient été contrefaites sur les listes d'émargement.

"Je n'ai rien signé, et je n'ai vu personne faire des signatures (...) Si je le savais je le dénoncerais", a déclaré M. Garcia.

Mimi Tjoyas a protesté dans les mêmes termes de son innocence.

Elle a présenté une expertise privée contestant les expertises officielles d'écriture selon lesquelles elle serait l'auteur de plusieurs signatures frauduleuses.

Estimant que les résultats des expertises d'écriture des paraphes incriminés "n'étaient pas probants" le procureur, Achille Kiriakides, a demandé dans son réquisitoire la relaxe sur ce point pour les deux prévenus.

En revanche, il a requis 4 mois d'emprisonnement avec sursis pour M. Garcia concernant les tripatouillages d'enveloppes et de bulletins, et la suppression de ses droits civiques pendant trois ans.

Poursuivis pour fraude électorale, complicité et faux, Georges Garcia, frère d'un colistier de M. Alduy, et Marie-Madeleine Tjoyas, numéro deux de la liste Alduy, étaient respectivement président et vice-présidente du bureau de vote numéro quatre où le scandale a éclaté.

Au soir du second tour des municipales, un témoin dénonçait M. Garcia qu'il avait vu sortir du matériel électoral de sa poche. Les policiers trouvaient des enveloppes et bulletins au nom de M. Alduy dissimulés dans ses chaussettes et ses poches.

M. Alduy, s'estimant victime de la fraude, s'est constitué partie civile tout comme quatre autres candidats de 2008: Jacqueline Amiel-Donat (PS), Louis Aliot (FN), Clotilde Ripoull (ex MoDem) et Jean Codognès (divers gauche).

MM. Alduy et Aliot étaient absents au procès. Parmi les présents, Jean Codognès a déclaré: "Les Pyrénées-Orientales ont la réputation d'être une zone de non-droit et de clientélisme (...) ce procès a une importance historique".

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