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Situation précaire des marins marocains à Sète

Le consulat du Maroc doit évaluer la situation. Les équipages des ferries manquent de vivres et de chauffage.

Par Laurence CREUSOT et Philippe Simon

Les conditions sanitaires sont de plus en plus précaires à bord des trois ferries, bloqués dans le port de Sète depuis plus d'un mois.

L'équipage du Bilali vit dans le noir complet et seuls les marins du Marrakech auraient été ravitaillés en vivres.

Au total sesont près de 250 hommes qui sont cantonnés dans leur bateau sans perpective.

Mardi, le préfet de région, Claude Balland, devait recevoir le consul du Maroc, Soraia Jabry, pour dresser un état des lieux précis de la situation.

Les trois bateaux qui assuraient la liaison Sète -Tanger ont été saisis pour factures impayés. L'armateur de la compagnie Comanav-Comarit doit régler une ardoise de cinq millions d'euros de carburant à différentes sociétés.

Le 5 janvier dernier, le Biladi n'avait pu appareiller pour Tanger,sur décision de huissier.

Le Marrakech arrivé à quai le 6 janvier, n'est jamais reparti pour cause de saisie conservatoire.

Enfin le Bni Nsara été amarré en sortie de port.

Le syndicat FO milite pour un réglement rapide du dossier :

Quelque deux cents marins sont laissés à l'abandon et vivent dans "des conditions déplorables" sur trois navires marocains saisis depuis janvier au port de Sète (Hérault), a dénoncé mercredi le syndicat Force Ouvrière (FO) mais la préfecture s'est voulue rassurante.

Les hommes des car-ferries de l'armement marocain Comanav-Comarit, qui ne sont plus payés depuis trois mois, n'ont pas ou plus d'eau douce, de chauffage et d'électricité et manquent de nourriture, a affirmé FO, soulignant qu'une inspection du travail a déjà dressé un procès verbal.

"Un mois après la saisie de ces trois navires, Force Ouvrière a déploré que les services de l'Etat français n'aient pas pris de véritables mesures. Il en est de même pour la région Languedoc-Roussillon et la ville de Sète", a ajouté le syndicat dans un communiqué.

Pour FO, il s'agit de prendre désormais des mesures d'urgence avec un rétablissement de l'alimentation électrique "pour mettre fin aux conditions indécentes subies par ces marins".

"Ces marins ne sauraient pas être considérés comme abandonnés, de même que leur navire. Depuis le début de ce dossier, le préfet suit de prés la situation humaine", a répondu la préfecture, précisant que le ministère des Affaires étrangères et l'ambassadeur de France au Maroc avaient été saisis "pour qu'une solution marocaine soit trouvée au plus vite".

Rappelant que "l'assistance sanitaire n'a pas été demandée", la préfecture a souligné que "des informations de nature rassurante" lui avaient été communiquées: des "stocks de vivre et de fuel sont (ou seront) attribués aux trois navires permettant la subsistance sur place", explique-t-elle.

Les services du consulat du Maroc se sont rendus sur place mercredi matin, a encore précisé la préfecture.

Les ferries sont bloqués à Sète depuis le début de l'année, faisant l'objet de "saisies conservatoires" en raison d'impayés (de travaux notamment). L'ordonnance de saisie avait été notifiée par le tribunal de commerce de Montpellier.

Depuis, les liaisons maritimes entre le port héraultais et ceux de Nador et Tanger sont interrompues.

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