Toulouse : la fin pour les Freescale

Lundi, les 400 salariés licenciés de Freescale ont définitivement quitté leur poste

Par MP

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Toulouse : la fin pour les Freescale

Lundi, les 400 salariés licenciés de Freescale ont définitivement quitté leur poste

L'usine de l'américain Freescale à Toulouse s'est discrètement arrêtée cette semaine, devançant la date prévue pour la fermeture définitive de ce site qui emploie plus de 500 personnes.

Cet arrêt d'activité ne surprend personne

La direction du fabricant américain de semi-conducteurs Freescale (ex-Motorola) avait annoncé dès le 22 avril 2009 son intention de fermer l'atelier de fabrication de galettes de silicium de Toulouse, jugé obsolète, et de licencier les salariés, au nombre de 821 à l'époque. Elle se donnait alors jusqu'à fin 2011.

Malgré la mobilisation du personnel dans les mois qui ont suivi cette annonce, malgré les tentatives de la dernière chance menées par la CGT, l'arrêt de l'activité paraissait depuis des mois être devenu inéluctable. La direction, les partenaires sociaux et les institutions concentraient leurs efforts sur le reclassement.

Après plusieurs reports, la fermeture avait été fixée au 10 août.

L'arrivée d'un nouveau gouvernement avait suscité un ultime semblant d'espoir. Mais la mission confiée à un conseiller du ministre du Redressement productif pour essayer de maintenir l'activité s'était soldée par un échec mi-juillet.

Sans attendre le 10 août et depuis un comité d'entreprise vendredi, les salariés peuvent rester chez eux depuis mardi soir, ont indiqué les syndicats et la direction. "Il n'y avait plus rien à faire à l'usine, c'était humainement pénible", dit Serge Ramos, délégué Force Ouvrière.

Quatre cents lettres de licenciement devraient partir, comme prévu, le 10 août.

Une centaine d'autres partiront plus tard pour les salariés chargés du démontage et les salariés protégés comme les représentants du personnel. Freescale maintient à Toulouse son activité de Recherche et développement, qui emploie environ 500 personnes.

Quelques repères :

1967 : L’usine Motorola s’implante à Basso Cambo (maire de l’époque : Louis Bazerque)

Toulouse accueille ainsi la première usine de semi-conducteurs installée hors des Etats-Unis

1998 : Création du centre de Recherche & Développement

2004 : Motorola devient Freescale et externalise sa branche téléphonie mobile (250 salariés)

2006 : Rachat par un groupe d’investisseurs pour 17,6 milliards de dollars

2009 : Annonce d’un plan social

2010 : Livres et tablettes numériques fonctionnent avec l’un des processeurs de Freescale

2012 : Fermeture de l’unité de production de puces

Directeur général : Denis Blanc

Aides publiques reçues :

1995 : 3 millions d’Euros (24 millions de Francs) de la part du Conseil général, de la mairie et du Conseil régional. En contrepartie, Motorola investit 700 millions d’euros et crée 250 emplois

2001-2002 : 13 millions d’euros (collectivités locales + Etat). En contrepartie, Motorola doit maintenir le site

Quelques chiffres  :

2.000 salariés en 1985

1.751 salariés dont environ 800 ingénieurs au 31/12/2008

1.300 salariés en 2011 (un millier en production, le reste en R&D)

Il devrait rester moins de 500 salariés en 2013

500 millions de puces électroniques par an (chiffre 2008)

90% de la production est destinée au secteur automobile

2009 : 39 millions d’euros de bénéfices

2010 : 19 millions d’euros de bénéfices

2011 : 17 millions d’euros de bénéfices

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