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Vers un retour à la normale sur les rails

© France 3 Midi-Pyrénées
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En raison de l'agression d'un controleur, les agents avaient exercé leur droit de retrait.

Par V BH

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Toulouse : très peu de trains à Matabiau

Les controleurs exercent leur droit de retrait après l'agression d'un des leurs dans le Doubs. Le mouvement, soudain, perturbe fortement le trafic.

25 à 30 % du trafic est assuré en Midi-Pyrénées d'après la direction de la SNCF après l'agression d'un contrôleur dans le Doub. Le trafic TER est particulièrement touché. Le trafic est est extrêmement perturbé.

Plus d'information sur le site de la SNCF ici.

Le droit de retrait s'est exercé après l'agression d'un contrôleur entre Strasbourg et Lyon. La victime, poignardée, ets en réanimation à Besançon, dans un état stable. La victime a été blessée de huit coups de couteau, après avoir tenté de contrôler un passager, selon une source proche de l'enquête.

Le client avait un comportement déséquilibré et agressif vis-à-vis des autres passagers, a précisé la SNCF dans un communiqué. L'agresseur a été maîtrisé par des collègues du contrôleur et remis aux gendarmes en gare de Clerval (Doubs). Il a été placé en garde à vue.

"En raison de (cette) agression, de fortes perturbations sont à prévoir sur l'ensemble du réseau", prévient la SNCF sur son site internet, sans plus de précisions. Les cheminots peuvent faire jouer leur droit de retrait etr pour cela préviennent à leur prise de service ce qui rend difficile toute prévision sur la circulation ou non des trains.

Un dispositif en cas de "danger grave et imminent"

Le droit de retrait, exercé par de nombreux contrôleurs de la SNCF s'applique en cas de "danger grave et imminent pour la vie ou la santé" et ne donne lieu à aucune retenue de salaire.

"Le salarié confronté à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé a le droit d'arrêter son travail, et si nécessaire, de quitter les lieux, pour se mettre en sécurité", selon la législation du travail. Le salarié doit avertir immédiatement son employeur ou son représentant du danger et s'assurer que l'arrêt de son travail n'entraînera pas d'autre danger pour ses collègues. En revanche, il n'a pas besoin de l'accord de l'employeur pour exercer son droit de retrait.

Aucune sanction ni retenue de salaire ne peut être décidée contre le salarié ou d'un groupe d'agents qui ont usé de leur droit avec "un motif raisonnable". Dans le cas contraire, des sanctions ou retenues sur salaire peuvent être appliquées.

A la SNCF, les contrôleurs exercent régulièrement ce droit de retrait, un recours que la direction avait jugé abusif en janvier 2009. Son président Guillaume Pepy avait à l'époque invité les syndicats à examiner d'autres réactions en cas d'agression.

Prévu dans le secteur privé depuis 1982, le droit de retrait s'applique aussi à la fonction publique d'Etat depuis 1995, à l'exception des policiers, douaniers, surveillants de prison et personnel de la sécurité civile.

En 2010, à la suite d'agressions dans des établissements scolaires d'Ile-de-France, des enseignants avaient exercé leur droit de retrait. En juin dernier, cinq salariés d'une entreprise de la région de Toulouse avaient exercé ce droit en raison du stockage à l'air libre de 500 tonnes de déchets amiantés.

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