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Villeneuve-lès-Maguelone : fouille des familles

Attention, pour une fois les gendarmes ont fouillé les visiteurs du parloir et non les détenus.

Par Fabrice DUBAULT

Six femmes et un homme ont été interpellés en possession de cannabis mardi, à l'entrée de la maison d'arrêt de Montpellier à Villeneuve-lès-Maguelone dans l'Hérault. La drogue (46g) était probablement destinée à des détenus, a-t-on appris auprès de la préfecture. Les 6 femmes ont été déférées puis libérées, mais l'homme, recherché, a été écroué.

Un jeune homme recherché par la justice a été interpellé par hasard mardi lors d'un contrôle devant la maison d'arrêt de Montpellier, à Villeneuve-lès-Maguelone, où il allait rendre visite à son frère.

L'arrestation a eu lieu dans le cadre d'une opération anti-drogue effectuée par la gendarmerie devant la prison et visant les personnes se rendant au parloir.

Cet homme avait été condamné en 2009 pour agression sexuelle par le tribunal pour enfants de Guéret (Creuse) à 3 ans de prison, dont 30 mois avec sursis et mise à l'épreuve. Ayant déjà effectué 6 mois de détention, il était alors sorti libre du tribunal.

Mais en janvier, le sursis a été révoqué par le juge d'application des peines de Montpellier pour non respect des obligations, a précisé le procureur-adjoint Patrick Desjardins.

L'interpellation a été mouvementée, le jeune homme se montrant très agressif et frappant le chien anti-stupéfiants. Il a été écroué à la maison d'arrêt de Montpellier, a précisé le magistrat, estimant possible qu'il retrouve son frère en cellule: "Si les deux le demandent, nous acceptons le rapprochement familial", a-t-il dit.

La mère du jeune homme a aussi été interpellée par les gendarmes lors du contrôle, en possession de 23 grammes de cannabis cachés dans son soutien-gorge, selon la même source. Cinq autres femmes ont été interpellées pour la même raison.

Les femmes, pour la plupart des mères de famille, portaient de 3 à 23 grammes de cannabis dans leur soutien-gorge, a précisé une source judiciaire. Elles ont été placées en garde à vue, puis déférées devant le parquet, qui les a convoquées au tribunal en novembre.

Ces interpellations sont intervenues lors du contrôle de 70 personnes effectué, mardi matin à 8h30, par la gendarmerie dans le cadre d'une opération de sécurisation de la maison d'arrêt, agitée depuis le 20 septembre par un mouvement de grogne des gardiens.

La protestation porte notamment sur l'aménagement des zones interdites, destinées à empêcher des tiers d'envoyer des paquets suspects depuis l'extérieur des bâtiments, mais aussi sur le manque d'installations sanitaires et un défaut régulier d'effectifs chez les gardiens.

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