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La bronca de Céret

Samedi, dans le n°4 de Signes du toro l'actu, nous vous raconterons la feria de Céret 2016. Mais voici, en avant première, la bande son  de la fin du deuxième toro de Saltillo, brillamment toréé par Alberto Aguilar. Oreilles fragiles, s'abstenir : ça crie fort!
Un tribunal? Non, la présidence des arènes dimanche à Céret.
Un tribunal? Non, la présidence des arènes dimanche à Céret. © SDT
Bien sûr, cette histoire de pétition majoritaire du public qui est supposée déclencher automatiquement l'octroi d'une oreille quelle que soit l'opinion, taurinement plus correcte, de la présidence est à la démocratie ce que le Monopoly est aux vrai monde des affaires.
Bien sûr, le toro de Saltillo de Céret n'avait rien à voir avec les épouvantables carnes de Madrid le mois dernier et ceux qui s'attendaient à un combat autrement plus âpre ont été déçu.
Bien sûr, ce n'est que de la corrida et le monde continuera de tourner comme avant.
Bien sûr, il y avait mille et une raisons de ne pas donner l'oreille à Aguilar. Il y en avait du reste également mille et une de lui en attribuer deux!
Bien sûr, il s'est trouvé quelques puristes (et ils avaient raison) pour trouver qu'Aguilar aurait pu insister à gauche.
Bien sûr, l'intransigeance de l'arène est aussi typiquement céretane que les festaïres en chaussettes de rugby qui hurlent à pleins poumons la nuit dans les rues, que les assiettes de Picasso et la sardane après la messe.

Mais surtout, ce doit être un grand plaisir d'être assis là-haut, dûment encravatés, et écouter sans broncher toute une arène qui vous conspue!

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