La Banque de France va peut être rester à Rodez

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Écrit par VBH avec AFP

La Banque de France propose d'alléger son plan de réorganisation et de décaler dans le temps les six fermetures de caisses prévues cette année et n'exclut pas d'en annuler six autres, dont celle de Rodez, annoncées pour la période 2016/2020, selon un communiqué.

La Banque de France a annoncé qu'elle pourrait finalement maintenir en activité les six caisses (Amiens, Évry, Rodez, Orléans, Nancy et Saint-Etienne) censées fermer entre 2016 et 2020.

Sur les six fermetures prévues cette année, quatre (Brive, Charleville, Chartres et Digne) seraient reportées du 1er juillet au 1er octobre. Les deux autres (Epinal et Lons-le-Saunier) auraient pour leur part finalement lieu le 1er juillet 2014. Annoncée pour le 1er juillet 2014, la fermeture de la caisse de Toulon serait repoussée au 1er juillet 2015. Quant à celles de Saint-Brieuc et de Lorient, elles ne fermeraient pas avant 2016.

L'institution avait annoncé l'an passé une réorganisation de son réseau et la suppression de 1.700 et 2.100 postes à l'horizon 2020, pour accompagner le "choc démographique" des 5.000 départs à la retraite anticipés d'ici cette date. 

Dans la filière fiduciaire, le plan prévoyait initialement la fermeture de 15 caisses (chargées notamment d'alimenter les banques en billets dont elles assurent en partie l'entretien). A l'occasion de réunions avec les organisations syndicales, dont la dernière en date s'est tenue jeudi, la direction a ainsi formulé plusieurs propositions pour aménager ce plan. A l'achèvement du plan, "la Banque compterait donc 38 caisses sur le territoire contre 32 dans le projet initial", indique-t-elle dans son communiqué.

Ces propositions figureront à l'ordre du jour du prochain Comité central d'entreprise (CCE) programmé le 24 mai.

Michel Felce, représentant du personnel au conseil général, le conseil d'administration de la Banque de France, se dit déçu : "Hormis deux caisses et un service aux entreprises supplémentaires, rien n'a bougé par rapport aux aménagements déjà actés en février. Nous sommes profondément déçus, la Banque de France a campé sur ses positions et nous nous sommes heurtés à un mur", a-t-il regretté.