Cressensac, petit village du Lot cherche un médecin sur les réseaux sociaux

Cressensac (46), 800 habitants, cherche un nouveau médecin. / © Google Maps
Cressensac (46), 800 habitants, cherche un nouveau médecin. / © Google Maps

Les soignants de la maison de santé du village de Cressensac (46) se mobilisent sur les réseaux sociaux pour trouver un successeur à leur collègue médecin qui va bientôt partir à la retraite. L'autre médecin du village cherche lui aussi un successeur.

Par Laurence Boffet

Situé à 20 minutes de Brive, 1h00 de Limoges et 1h30 de Toulouse, Cressensac, petit village du Lot lutte contre le désert médical, notamment avec sa maison de santé inaugurée il y a deux ans. Le médecin qui y exerce va partir à la retraite prochainement et ne trouve pas de successeur. Du coup ses confrères de la maison de santé se mobilisent. Ils viennent de réaliser un film diffusé sur Facebook pour faire la promotion de leur village et trouver un nouveau médecin.

"Une pharmacie, une crèche, une école, un supermarché, un salon de coiffure, deux restaurants, une station-service", le village offre tous les services possibles disent tour à tour médecin, infirmière ou encore osthéopathe qui vantent leur maison de santé privée agréée par l'agence régionale de santé (ARS). "Nous savons que si il n’y a plus de médecin c’est la mort du village assurée" disent-ils, espérant que leur vidéo se propage dans toute la France.
A ce jour, elle totalise déjà 14 000 vues.

Voir ici la video des soignants de Cressensac pour trouver un nouveau médecin :

L’autre médecin du village va lui aussi prendre sa retraite

L’autre médecin du village, Christian Delon, exerce à Cressensac depuis une trentaine d’années et se prépare lui aussi à prendre sa retraite, en juillet 2018. Il cherche un successeur depuis le mois de juin et observe d’un œil plutôt sceptique cette mobilisation sur les réseaux sociaux. "J'ai contacté la mairie en juin" explique-t-il, "pour avoir une action coordonnée, car même en se groupant, ce sera déjà compliqué de trouver des successeurs". D'où ses regrets aujourd'hui de voir "une fragmentation des recherches qui pourrait compliquer une tâche déjà bien difficile".

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