• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Dans le Lot , des récifs artificiels pour attirer les poissons

Des récifs de béton / © France 3 Midi-Pyrénées
Des récifs de béton / © France 3 Midi-Pyrénées

Un laboratoire toulousain installe des récifs artificiels dans la rivière Lot. Ces récifs serviront d'habitat à diverses espèces de poissons

Par Michel Pech

Vingt sept blocs de béton, de tailles différentes, ont été immergés dans un méandre du Lot près de Cahors.
L'objectif de cette première scientifique en Europe consiste à voir quelles espèces de poissons colonisent quelle sorte de récifs.
Les blocs ont été posés dans la rivière à une profondeur de 2m50 dans un habitat désertique pour l'instant très faible en poissons.
Les chercheurs du laboratoire toulousain à l'origine de ce projet baptisé DCP (Dispositif de Concentration des Poissons) vont suivre ces récifs sur une période de trois ans. Leurs constatations permettront de répondre à plusieurs questions, notamment, "créer de l'habitat peut-il créer plus de vie, plus de biomasse ?"   


Vidéo : le reportage d'Odile Debacker et Mathilde Laban
Des maisons artificielles pour les poissons
      Un habitat à poissons  
Les blocs habitations des poissons / © Patrice Jaubert
Les blocs habitations des poissons / © Patrice Jaubert
       

Deux études en 8 ans

En 2007 Patrice Jaubert et Frédéric Santoul, respectivement directeur de la fédération de pêche du Lot et enseignant chercheur au laboratoire Ecolab (laboratoire écologie fonctionnelle et environnement de l’université Paul Sabatier), se rencontre.
Les deux hommes décident de collaborer à un programme de recherche sur les poissons carnassier sur la rivière Lot. Une étude innovante d’envergure européenne sur la structuration des communautés des Top prédateurs est mise en place sur 5 ans.

Sandre, brochet, perche, black bass et silure, comment tous ces poissons prédateurs cohabitent-ils ? Qui mange qui ? Quel impact ont les espèces exotiques sur la population locale ? ETC…

Durant cette période plus de 2500 poissons font l’objet d’un marquage. Une centaine de pêcheurs aident à la collecte d’informations. De nombreuses observations en découlent, notamment que 2 Poissons sur 3 sont d’origine sauvage.

Mais aussi que la croissance des brochets atteint en moyenne  20 cm par ans, ce qui dépasse toutes les références connues.
 Le brochet et le silure ont le même régime alimentaire mais cela n’empêche pas les deux espèces de coexister sans manquer de nourriture. Etc….

Principales conclusions de cette première étude il apparait que la densité de poissons carnassiers est importante là où les habitats sont riches et variés, mais peut représentée là où les abris manquent.
Et aussi que les brochets issus de lâchés on une bonne adaptation au milieu, mais subisse un fort taux de capture par les pêcheurs.

L’étude en cours, 2013/2015, qui porte sur l’habitat carnassier doit permettre de répondre à deux questions essentielle pour les gestionnaires de la rivière.
 L’installation d’habitats dans la rivière permettra-t-il de densifier la population?
Et quelle est l’origine de la majorité des brochets présents dans le lot, origine sauvage ou d’élevage?

Sur le même sujet

Une cinquantaine de jeunes "gilets jaunes" sur l'A9 à Nîmes

Les + Lus