Baisse des prix dans l'immobilier ancien en province

La baisse des prix des logements anciens va s'amplifier en France en 2013, avec un recul supérieur à -7% en moyenne attendu d'ici mai, dont -4,5% prévus à Paris où le prix du mètre carré va descendre à 8.080 euros, selon les projections des notaires, basées sur des avant-contrats.

© AFP PHOTO MYCHELE DANIAU

Ces projections, publiées jeudi, prennent en compte la période cumulée entre août 2012, pic des prix, et mai 2013. En revanche, les prix devraient baisser de seulement 4,7% sur l'ensemble du territoire en mai comparé à mai dernier.

Cette tendance s'explique, selon les notaires, par la fin de dispositifs fiscaux avantageux comme la loi Scellier, la disparition du prêt à taux zéro pour les primo-accédants.
Dans l'ancien, les investisseurs craignent un éventuel durcissement de l'encadrement des loyers et sont confrontés à la prudence des banques de moins en moins enclines à prêter de l'argent.
Toutefois, "on ne peut pas vraiment parler de l'éclatement d'une bulle car les Francais considèrent l'immobilier comme la meilleure sécurité pour leur épargne au vu de la situation économique", a relativisé Frédéric Dumont, notaire à Montreuil (Seine-Saint-Denis), au cours d'une conférence de presse à Paris.

En 2012, les prix dans l'ancien ont baissé de 1,3% sur un an dans l'Hexagone et de 1% à Paris, selon l'indice notaires-Insee publié jeudi.
A Montpellier, la baisse serait de 1,5% à 2%, selon les quartiers. A Nîmes, les prix sont stables.

Retrouvez la carte des prix au m2 pour Montpellier
Retrouvez la carte des prix au m2 pour Nîmes

La baisse a été plus marquée en province (-1,9%) qu'en Ile-de-France (-0,6%)

Paris, jusqu'ici épargnée, résiste désormais un peu plus difficilement. Fin décembre, le prix au mètre carré s'élevait dans la capitale à 8.270 euros, en baisse de 2% sur trois mois. Les sommets historiques atteints au troisième trimestre (8.440 euros le mètre carré) sont un peu plus loin.
Le recul généralisé des prix l'année dernière s'est aussi accompagné d'une baisse des transactions, qui incluent des lots n'étant pas des logements.

Dans l'ancien, 709.000 ventes ont été enregistrées, dont 128.300 en Ile-de-France, en baisse de 12% sur un an.
Cinq départements échappent à la morosité: la Lozère, la Corrèze, la Côte d'or, le Jura et la Haute-Saône.

En province, Nice (3.710 euros le mètre carré), Lyon (3.210 euros), Lille (3.070 euros), Bordeaux (2.930) et Nantes (2.590 euros) forment le peloton de tête des grandes villes les plus chères au mètre carré. Le Havre (1.930 euros) et Saint-Etienne (1.210 euros) sont les moins chères.

Les plus de 60 ans continuent à acheter, alors que les moins de 30 ans ont un peu plus de mal. Les premiers représentent 20,3% des ventes réalisées dans l'ancien en 2012, les seconds 17,7%.
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