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Pollution des mines gardoises : nouvelles analyses et rapport en cours

Les mines de Saint-Félix de Pallières, dont l'expoitation s'est arrêtée en 1971. / © MaxPPP
Les mines de Saint-Félix de Pallières, dont l'expoitation s'est arrêtée en 1971. / © MaxPPP

La préfecture du Gard a réuni mardi à Nîmes l'administration et les associations de victimes de la pollution des anciennes mines cévenoles. Objectif : faire le point sur l'enquête en cours et sur le rapport qui pourrait préconiser le relogement ou l'indemnisation de certains riverains.

Par Sylvie Bonnet avec l'AFP

L'entreprise qui gérait les mines des Cévennes présente à la réunion 

Une réunion d'information concernant la pollution attribuée à d'anciennes mines des Cévennes et ses effets sur la santé s'est tenue hier mardi autour du préfet du Gard Didier Lauga dans un souci de "transparence".
Le Comité de suivi et d'information a notamment réuni à Nîmes des représentants de l'administration, des élus, des associations concernées et un représentant de l'entreprise belge Umicore qui gérait ces anciennes mines alors que certains dénonçaient une véritable "omerta" dans ce dossier depuis des années.

J'ai souhaité que l'information soit très largement relayée", a expliqué le préfet du Gard, afin "d'essayer d'avoir toujours plus de transparence dans ce dossier" devenu "emblématique au plan national".






Le reportage de France 3 Pays gardois
Pollution des mines gardoises
Eric Félix et Pierre Trouillet ont suivi la dernière réunion sur la pollution des mines cévenoles. - F3 Pays gardois

Réunion en deux temps pour les communes concernées par la pollution

Mardi ce sont les représentants des communes de Saint-Félix-de-Pallières, Thoiras et Tornas qui ont été reçus tandis que ceux de Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille, Générargues avaient été conviés le 26 mai à Alès.
 Didier Lauga a ainsi souhaité remédier à la "grave crise de confiance" envers l'administration que ce dossier a générée sur place.

Satisfaction des riverains pollués

"C'est la première fois que l'on répond aussi ouvertement à nos questions, c'est un changement à 180°" s'est félicité auprès de nos confrères de l'AFP Michel Bourgeat, qui figure parmi les 45 personnes et associations ayant déposé plainte contre X en mars pour "mise en danger de la vie d'autrui et est membre de l'Association pour la dépollution des anciennes mines de la vieille montagne (ADAMVM). Ce riverain figure parmi les 46 personnes chez qui des taux anormaux de métaux - arsenic, plomb et cadmium - ont été décelés lors d'une première campagne de dépistage menée fin 2015 sur 675 volontaires par l'Agence régionale de santé (ARS).

De nouvelles analyses médicales en cours

Quelque 850 personnes ont également participé à une seconde campagne de dépistage entamée en février et qui se poursuivra jusqu'en août. C'est ce qu'a précisé lors de cette conférence de presse le Docteur Béatrice Sénémaud, référente de l'ARS sans être en mesure de préciser combien de cas étaient jugés préoccupants.

Bientôt un rapport sur l'analyse des sols et ses conséquences

Le préfet du Gard a par ailleurs souligné que trois ministres Ségolène Royal à l'environnement, Marisol Touraine à la santé et Emmanuelle Coste au logement ont saisi le 3 mai dernier le Conseil général de l'environnement et du developpement durable (CGEDD) et l'Inspection générale de l'action sociale( IGAS) qui doivent remettre un rapport sous deux mois, notamment pour déterminer si certaines personnes dont les terrains sont contaminées doivent être relogées et/ou indemnisées.

De nouvelles analyses des sols, notamment sur les terrains qu'occupent des personnes contaminées "doivent permettre de mieux comprendre le lien entre l'imprégnation des personnes et la nature de la pollution des sols", a pour sa part expliqué Pierre Caster, chef de l'unité interdépartementale Gard-Lozère.

La justice saisie du dossier


Cette affaire des mines Joseph, abandonnée en 1955 et la Croix-de-Pallières, qui n'est plus exploitée depuis 1971 a débouché en mars sur une plainte contre X auprès du tribunal d'Alès et du pôle santé du tribunal de grande instance de Marseille. Les 45 plaignants estiment avoir été laissés pendant de longues années dans l'ignorance des dangers encourus.

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