Des chevaux sauvages élevés en Lozère pour repeupler les steppes de Mongolie

En 2004, au Villaret, douze chevaux de Przewalski avaient quitté le Causse Méjean en Lozère, pour la Mongolie. L'association "TAKH" a mis sur pied un programme de réintroduction de l'espèce qui peuplait autrefois l'Europe et les vatses plaines d'Asie Centrale. / © BIM/DOMINIQUE ANDRE/MAXPPP
En 2004, au Villaret, douze chevaux de Przewalski avaient quitté le Causse Méjean en Lozère, pour la Mongolie. L'association "TAKH" a mis sur pied un programme de réintroduction de l'espèce qui peuplait autrefois l'Europe et les vatses plaines d'Asie Centrale. / © BIM/DOMINIQUE ANDRE/MAXPPP

Les chevaux de Przewalski font partie des dernières races équines encore sauvages. Leur berceau se situe en Asie Centrale où ils sont en voie de disparition. Depuis 1993, ces chevaux naissent en Lozère avant le grand voyage du retour aux sources.

Par Isabelle Bris

Le cheval de Przewalski, c'est l'ancêtre de nos chevaux domestiques. Mais en tant qu'espèce, il n'a jamais été domestiqué et il est le dernier vrai cheval sauvage, selon l'association Takh qui, depuis plus de 20 ans, oeuvre pour la sauvegarde de l'espèce.
 
Les chevaux de Przewalski en Lozère : une vie au grand air, loin des hommes qui ne les approchent qu'en cas d'urgence. / © O.Le Piver/FTV
Les chevaux de Przewalski en Lozère : une vie au grand air, loin des hommes qui ne les approchent qu'en cas d'urgence. / © O.Le Piver/FTV

Une vie en semi-liberté en Lozère


29 chevaux sont nés en Lozère sur le causse Méjean, ils y vivent en troupeau, sur près de 400 hectares. 

Une vie en semi liberté, les contacts avec l'homme sont réduits au strict minimum, ce qui peut parfois déplaire à certains touristes, obligés d'observer ces petits cehvaux rustiques de très loin. 
 
Au Villaret, ils évoluent sur un causse situé à 1000 mètres d'altitude.


Ils ont des conditions environnementales similaires à celles qu'ils peuvent trouver en Asie centrale,


explique Laurent Tatin, responsable scientifique projet de préservation.


Les chevaux de Przewalski forment des familles et adoptent des comportements de chevaux sauvages. Et c'est en troupeau qu'ils sont réintroduits dans leur terre natale, celle de leur ancêtres : la Mongolie.

"Ils forment une structure sociale, ainsi, en troupeau, les chances de réintroduction ont plus de succès", affirme Laurent Tatin.
 



L'Association TAKH mène un projet de conservation depuis 1990, entre France et Mongolie.

Entre 2004 et 2005, quatre familles de chevaux et un groupe d'étalons ont été envoyés vers ces lointaines steppes d'Asie Centrale, où ils vivent désormais en toute liberté.





 

Petite histoire d'un cheval rustique

Le nom Przewalksi vient du colonel Nicolaï Przewalski, un explorateur russe qui avait observé le cheval dans le désert de Gobi en 1879 et qui plus tard l'avait identifié comme une espèce inconnue des scientifiques occidentaux.

Les nomades mongols vivaient avec cette espèce depuis des siècles ; les européens également devaient vivre avec le cheval de Przewalski (ou un proche cousin) il y a 20 000 ans, comme en attestent les peintures rupestres.

Depuis sa découverte par les Occidentaux, le cheval de Przewalski était devenu la cible des chasseurs et de campagnes de capture, qui ont conduit en partie à son extinction à l'état sauvage dans les années 1960.

A cette époque, seuls 14 chevaux avaient survécu dans différents zoos européens.

En 1990, la population captive a atteint les 1000 individus.

Source : association Takh

 

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