Lozère : la 88 et la 106 resteront des routes nationales

Le nouveau tronçon de la RN 88 à 2 X 2 voies, à la sortie du viaduc du Viaur / © Luc Tazelmati/France 3 Midi-Pyrénées
Le nouveau tronçon de la RN 88 à 2 X 2 voies, à la sortie du viaduc du Viaur / © Luc Tazelmati/France 3 Midi-Pyrénées

La présidente du Conseil Départemental de Lozère Sophie Pantel annonce qu'à l'issue des négociations avec l'Etat, les routes 88 et 106 resteront des axes nationaux. Le Département refusait le transfert de cette compétence, qui aurait impliqué de prendre financièrement à sa charge ces deux routes.

Par Valérie Luxey

C'est par un tweet que la présidente (PS) du Conseil Départemental de Lozère Sophie Pantel annonce ce vendredi 22 novembre 2019 que l'Etat conservera dans son giron les routes 88 et 106, enjeu depuis plusieurs mois d'une négociation en vue d'un éventuel transfert de compétence. Un transfert dont le Département ne voulait pas.
 


Des axes structurants à vocation nationale


Dans le cadre de la préparation de la future loi « Décentralisation, Différenciation, Déconcentration », l'Etat envisage en effet la possibilité d'un transfert de certaines routes nationales. Mais la Lozère a fait valoir que la 88 et la 106 étaient des axes majeurs de communication. Voici son argumentaire :
 

La RN 88 constitue une alternative à la liaison Toulouse/Lyon via les autoroutes A61, A9 et A7 et constitue le seul itinéraire de substitution en cas d’incident majeur sur ces axes. [...] La RN 106 est un axe économique majeur de liaison avec la Méditerranée pour assurer l’approvisionnement de la Lozère en particulier en carburant depuis le port de Marseille.


Un coût insupportable pour le seul Département de Lozère


En cas de transfert, le Département aurait dû assumer le coût humain et financier de l'entretien et de la modernisation de ces deux routes, au détriment d'autres domaines de compétences, selon Sophie Pantel :
 

Si le transfert de ces routes avait été acté, cette décision aurait impacté de plein fouet le budget du Département et se serait inévitablement répercutée sur d'autres politiques non-obligatoires mais tout aussi indispensables à la qualité de vie des Lozériennes et des Lozériens comme le sport, la culture, le patrimoine, l’agriculture, l’aide aux communes et aux associations.


Rencontre au ministère

 

Sophie Pantel assure que l'Etat s'est rangé à ses arguments, avec à l'appui la photo de sa rencontre à Paris avec M. Papinutti, directeur général des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) au Ministère de la Transition écologique et solidaire.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus