En Lozère, un possible accord entre l’UE et l’Amérique latine inquiète les éleveurs

© FR3 Occitanie
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Si elles aboutissent, des négociations actuellement en cours entre l’Union européenne et l’Amérique latine vont permettre d’importer du bœuf venu du Brésil, d’Argentine, ou encore du Paraguay. Une perspective que redoutent les éleveurs en Lozère, car cette concurrence leur porterait un coup. 

Par RD et OLP

Le marché européen va-t-il être envahi par le bœuf argentin ? C’est en tout cas l’inquiétude de beaucoup d’éleveurs français, notamment en Lozère.

Car après la signature du CETA, l’Union européenne est entrée dans un nouveau cycle de négociations internationales, cette fois avec les pays du MERCOSUR. L’objectif est d’ouvrir un marché commun avec les pays d’Amérique latine (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).

Au total, près de 100 000 tonnes de bœufs seraient libres de droits de douane sur le marché européen. Or, cette viande serait 20 à 30 % moins cher que celle des éleveurs français.

Olivier Boulat, secrétaire général adjoint de la fédération nationale bovine (FNSEA), craint le pire :

"Dans l’ensemble de la France on va être entre 20 000 et 30 000 exploitations bovins qui vont être obligé de plier parce qu’on ne sera plus compétitif."

Le reportage d'Ophélie Le Piver et Yannick Le Teurnier :
En Lozère, un possible accord entre l’UE et l’Amérique latine inquiète les éleveurs
Avec : David Cayrel, éleveur de Fleurs d’Aubrac ; Olivier Boulat, secrétaire général adjoint de la fédération nationale bovine (FNSEA) ; Jean-Michel Brun, directeur Hyper U de Mende - France 3 Occitanie - Reportage : Ophélie Le Piver et Yannick Le Teurnier





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