Manifestation agricole et risque de perturbations de la circulation mercredi à Toulouse

A Montauban lundi, les autoroutes A20 et A62 ont été bloquées par des tracteurs / © Emmanuel Fillon
A Montauban lundi, les autoroutes A20 et A62 ont été bloquées par des tracteurs / © Emmanuel Fillon

Après un premier rassemblement contre la réforme des zones agricoles défavorisées il y a une semaine à Montauban, et le blocage de la rocade de la préfecture du Tarn-et-Garonne hier, les jeunes Agriculteurs annoncent pour la journée de mercredi "une action départementale" à Toulouse.

Par VA.

La Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricole (FDSEA) de la Haute-Garonne et les jeunes Agriculteurs 31 ont annoncé ce mardi qu'ils "rentrent en action à compter de ce jour et pour toute cette semaine avec pour cible les infrastructures de l'Etat". 

Dans un communiqué, les organisations syndicales précisent qu'"en complément de multiples actions locales, une action départementale est prévue mercredi 31 janvier à Toulouse." 

Cette action pourrait, comme à Montauban hier, fortement perturber la circulation mercredi à Toulouse.

A Montauban, quelques 250 agriculteurs ont manifesté, bloquant notamment la rocade de la ville, pour protester contre la carte des futures zones agricoles défavorisées qui risque de réduire le nombre de communes éligibles à certaines aides européennes. Divisés en deux groupes et avec environ 80 tracteurs, les agriculteurs en colère ont organisé des actions de blocage sur la rocade ainsi que sur l'A62. 

Déjà le mercredi précédent, un premier rassemblement avait eu lieu, toujours à Montauban. Il avait mobilisé 1.200 agriculteurs, selon les organisateurs, 900 selon la police, dans la préfecture du Tarn-et-Garonne.

Les agriculteurs se sont à nouveau mobilisés pour exprimer leur opposition à la modification des zones défavorisées et demandent à ce qu'une discussion soit engagée avec le ministre de l'Agriculture.

La réforme européenne des zones agricoles défavorisées doit entrer en vigueur au printemps.

Selon les Jeunes Agriculteurs la disparition d'une aide qui tourne "en moyenne à 8.000 euros" risquerait d'entraîner "beaucoup de faillites".

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