Migrants à Saint-Bauzille-de-Putois : le maire interdit 2 manifestations liées à l'arrivée de réfugiés

Saint-Bauzille-de-Putois (Hérault) - les tracts anti-migrants - octobre 2016. / © F3 LR
Saint-Bauzille-de-Putois (Hérault) - les tracts anti-migrants - octobre 2016. / © F3 LR

Le maire de Saint-Bauzille-de-Putois, commune héraultaise, dans laquelle 44 migrants de Calais sont attendus, a interdit 2 manifestations prévues dans l'après-midi. L'arrêté municipal a été pris ce mercredi matin. Il fait suite à une semaine de polémique autour de l'accueil de 87 migrants.

Par FD avec afp


Michel Issert, maire sans étiquette de Saint-Bauzille-de-Putois, dénonce notamment "l'utilisation falsifiée du blason communal" dans des tracts et la "manipulation abusive du site internet de la mairie" sur les réseaux sociaux pour appeler à ces manifestations à la tonalité très nettement anti-migrants.

Ces manifestations sont "illégales et interdites", a-t-il précisé plus tard dans un communiqué. "Elles risquent de porter un trouble à l'ordre public en faisant croire aux habitants du village qu'elles sont organisées à l'initiative de la municipalité".


L'arrêté d'interdiction municipal a été transmis à la préfecture de l'Hérault


J'attire solennellement l'attention des habitants du village et des éventuels contrevenants" sur le fait que "toute infraction au présent arrêté est passible...de six mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende", prévient encore le maire.


Michel Issert s'était opposé dès son annonce mi-octobre à l'arrivée de 87 migrants dans un Centre d'accueil et d'orientation (CAO) créé par l'Etat dans la petite commune cévenole de 1.800 habitants, située à 40 km au nord de Montpellier.
Jugeant ce chiffre disproportionné pour sa commune et dénonçant l'absence de concertation avec les élus, il avait annoncé sa démission vendredi, incitant la préfecture de l'Hérault à négocier, en lien avec le ministère de l'Intérieur.

"Grâce à la solidarité et détermination de l'équipe municipale et avec le soutien de la population, nous avons obtenu que notre position "87 migrants sans concertation c'est trop", soit prise en considération par les services préfectoraux", se félicite-t-il mercredi après que le nombre de migrants prévus ait été réduit de moitié et soit désormais fixé à 44.

"Toutes les assurances ont été données pour que la municipalité puisse vérifier que cet accueil soit digne", conclut le maire qui a toujours souligné que sa localité cévenole était "une terre d'accueil".

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