Le procès en appel de Jérémy Munoz reconnu coupable d'avoir tué un policier dans l'Aveyron s’ouvre à Montpellier

Le procès en appel de Jeremy Munoz s'ouvre ce mardi 12 novembre à Montpellier / © MAXPPP - José A. Torres
Le procès en appel de Jeremy Munoz s'ouvre ce mardi 12 novembre à Montpellier / © MAXPPP - José A. Torres

Le procès en appel du chauffard Jeremy Munoz reconnu coupable d’avoir tué le 10 avril 2015 le policier Benoît Vautrin s’ouvre ce mardi à la cour d’appel de Montpellier. Il avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de l’Aveyron en 2018.

Par Joane Mériot

Après trois années d’instructions et quatre jours de procès d’assises il avait été reconnu coupable de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de l’Aveyron en 2018.
 


Quelques jours plus tard, son avocat Maître Elian Gaudy avait affirmé son intention de faire appel de cette condamnation. Il avait parlé d’une peine disproportionné, selon lui, son client est enfermé dans la culpabilité.

Le procès en appel de Jeremy Munoz, s’ouvre donc ce mardi à Montpellier.
 

Les faits remontent à 2015


Les faits remontent au 10 avril 2015, dans la commune d'Aubin (Aveyron), deux équipes de deux policiers chacune mettent en place un contrôle de vitesse, la première équipée du matériel pro laser et la seconde chargée d'intercepter les contrevenants.

Quand Benoît Vautrin, resté seul, voit passer une puissante berline allemande roulant à 94 km/h, dans un secteur limité à 50 km/h, il alerte ses collègues qui se positionnent pour arrêter le chauffard.
Sur injonction de son passager, propriétaire du véhicule, qui craint une contravention pour pneus lisses, l'automobiliste fait demi-tour et repart à vive allure dans l'autre sens.

Benoît Vautrin est alerté de la manœuvre, mais quand ses collègues le rejoignent, ils le découvrent gisant au sol, saignant et désarticulé.

Il avait tenté de réanimer la victime 


Le chauffard s'est arrêté un peu plus loin et tente de lui prodiguer les premiers soins, gestes qui lui ont évité de comparaître pour "meurtre".
Le policier succombe à ses blessures, un traumatisme crânien avec fracture majeure de la base du crâne, un traumatisme thoracique avec déchirure de l'aorte et de multiples autres fractures.

L'enquête révèlera qu'il a été projeté à plus de 58 mètres du point d'impact avec la voiture qui circulait à plus de 100 km/h. Elle met aussi au jour la consommation de cannabis du chauffard, Jérémy Munoz, une demi-heure avant l'accident.
 

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