Cet article date de plus de 7 ans

Municipales à Lunel : dissidence à droite avec le FN en embuscade

Coup de projecteur sur Lunel, 26.000 habitants. C'est la 4e ville de l'Hérault. Le maire sortant, divers droite, se représente pour un troisième mandat. Dans la capitale de la petite Camargue, le Front national espère bien profiter des divisions à droite.

Claude Arnaud est convaincu de réaliser en 2014, ce que personne avant lui n'a jamais réussi, être réélu pour un 3e mandat de maire à Lunel.
Lors des dernières municipales, en 2008, il avait reçu le soutien de l'UMP, mais cette fois, il part seul. L'UMP a choisi une autre candidat officiel, le parti lui fait payer son attitude jugée laxiste ou ambigüe, lors des Législatives de 2012.

C'est bien l'ombre de Stéphan Rossignol, maire de La Grande-Motte, qui plane sur Lunel. L'UMP soutient donc Olivier Poirot. Ce fonctionnaire de 47 ans a travaillé quelques mois comme directeur de cabinet du maire de Lunel et il n'en garde pas un très bon souvenir. Mais quand on l'accuse d'être un candidat téléguidé, ça l'énerve.

Lunel, c'est 20% de chômeurs et 30% de la population est d'origine étrangère.
Dans ce contexte particulier, Marine Le Pen était arrivée en tête lors des Présidentielles avec 27% des voix. Le FN espère profiter de la division à droite et pourquoi pas réaliser un coup à Lunel avec Julia Plane comme candidate.

A gauche, normalement, seul le PS peut espérer passer le premier tour. C'est Philippe Moissonnier qui portera les couleurs socialistes. Pour lui, cette étiquette n'est pas un handicap, bien au contraire.

Sauf surprise, au second tour, il y aura une triangulaire, voire une quadrangulaire dans la capitale de la petite Camargue.

Sont également candidats déclarés, à ce jour, à Lunel, François Got pour le Front de gauche et Serge Poitou sans étiquette.

Retrouver les résultats des municipales 2008.
durée de la vidéo: 02 min 42
Lunel (34) : dissidence et revanche à droite pour les municipales

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
élections municipales 2020 politique