Occitanie : Carcassonne, Le Vigan et Cahors expérimenteront un campus connecté dès la rentrée

Dans un entretien accordé au Parisien, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé que Carcassonne, Le Vigan et Cahors testeraient un plan qui permettrait aux jeunes vivant loin des grands pôles universitaires d’étudier à la fac sans quitter leur ville.
Illustration d'un cours en faculté.
Illustration d'un cours en faculté. © IP3 PRESS/MAXPPP

Le jeudi 2 mai, la ministre de l’Enseignement supérieur a dévoilé un projet au Parisien : la création de campus connectés dans 13 villes françaises. Parmi elles, Carcassonne, Le Vigan et Cahors. L’objectif du gouvernement est de reconnecter les jeunes vivant loin des pôles universitaires.

Etudier à distance

Selon la ministre de l’Enseignement supérieur, ces sites offriront une soixantaine de formations diplômantes, du BTS, à la licence de littérature en passant par la licence de droit ou encore de mathématiques.

Un accompagnateur pour dix étudiants

Dans l’interview, la ministre de l’Enseignement supérieur l’affirme : il n’y aura pas d’enseignant sur place. En revanche, il y aura un accompagnateur pour dix étudiants. "Le tutorat en ligne, l’équivalent des travaux dirigés, sera assuré par des enseignants de l’université".

Coût du projet ?

Frédérique Vidal a annoncé les coûts de ce projet dans chaque ville. D’après elle, le coût est partagé avec les régions et les villes. En Occitanie, trois villes sont concernées : Carcassonne, Le Vigan et Cahors. "Il y a un budget de 50.000 euros par lieu, plus un budget de 1.000 euros par étudiant inscrit et un budget de 10.000 euros pour les université de proximité concernées."

Dès la rentrée, chaque site accueillera entre 20 et 30 étudiants.

La Présidente de la région Occitanie réagit

Carole Delga, la Présidente de la région Occitanie, a réagi sur les réseaux sociaux.
Avant d'ajouter :

Les campus connectés s’inscrivent pleinement  dans l’ambition et l’action de la Région Occitanie en matière d’enseignement supérieur : garantir aux jeunes une égalité d’accès à un enseignement supérieur d’excellence, où qu’ils vivent et quel que soit leur parcours. Il faut rappeler que si le taux de boursiers est de 30 % à Toulouse et Montpellier, il s’élève à 50 % dans les villes universitaires hors métropoles. C’est pourquoi nous menons des actions fortes pour développer ces villes universitaires d’équilibre.

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