La pénurie de pédiatre touche les villes du Languedoc-Roussillon

Comme en milieu rural, il manque désormais de plus en plus de pédiatres dans les villes. L'exemple est particulièrement criant à Agde, dans l'Hérault où il n' a pas un seul candidat pour reprendre le cabinet de pédiatrie.

En cas de bronchiolite chez un bébé, l'ARS recommande de prendre l'avis d'un médecin de ville avant d'envisager de se rendre à l'hôpital.
En cas de bronchiolite chez un bébé, l'ARS recommande de prendre l'avis d'un médecin de ville avant d'envisager de se rendre à l'hôpital. © F3LR
Des patients de plus en plus nombreux, croissance démographique régionale oblige et des pédiatres toujours plus rares : c'est le paradoxe du Languedoc-Roussillon. 81 des 103 bassins de vie n'ont pas de praticien libéral. En cause : la faiblesse du numerus clausus pour les étudiants en pédiatrie, entre autre.

A Agde, le dernier pédiatre de la ville est parti en retraite le 30 juin, sans avoir trouvé de remplaçant malgré 6 ans de recherche.
A Pézenas, Mèze et Frontignan, toute une génération de pédiatres de ville est partie en retraite sans être remplacée ces dernières années.
A Sète, il n'en reste que plus que deux. Une situation qui a contraint les Hôpitaux du Bassin de Thau à ouvrir l'an dernier de nouveaux créneaux de consultations. 
Aujourd'hui, la seule ville de Montpellier concentre un tiers des spécialistes de la région. Ailleurs, la génération des 0/3 ans pourrait bien grandir sans jamais ou presque avoir consulté de pédiatre, mais seulement un généraliste.

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Pénurie de pédiatres dans l'Hérault

 

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