Procès de la “démembreuse” de Toulouse : Sophie Masala condamnée à 27 ans de prison

© Luc Perillat/Drawmyevents
© Luc Perillat/Drawmyevents

Vendredi 25 octobre 2019, la cour d'assises de la Haute-Garonne, après 3 heures et demi de délibéré, a condamné Sophie Masala à 27 années de prison, pour le meurtre de sa collègue Maryline Planche, le 12 mai 2016 à Toulouse. 

Par Marie Martin

Après cinq jours d'audience et 3 heures et demi de délibéré, la cour d'assises de la Haute-Garonne a donc condamné Sophie Masala à 27 ans de prison. Et à une obligation de suivi socio-judiciaire de 5 ans.

L'avocat général avait requis la réclusion criminelle à perpétuité. La cour a décidé de ne pas le suivre. Elle a retenu cependant deux circonstances aggravantes : l'état de vulnérabilité de la victime (Maryline Planche ne voyait quasiment plus d'un oeil et venait de se faire opérer du deuxième) et le fait que son agresseur connaissait cette vulnérabilité.

Sophie Masala était jugée pour avoir asséné des coups mortels à sa collègue Maryline Planche, le 12 mai 2016 à Toulouse. Sur fond de rivalité professionnelle, de jalousie, elle s'était introduite au domicile de sa victime et l'avait attendue. S'en est suivie une altercation à l'issue de laquelle Sophie Masala a empoigné une bouteille de vin et asséné au moins trois coups au visage de Maryline Planche.
Après les faits, soit cinq jours plus tard, elle a découpé en morceaux la victime et dispersé les membres en différents endroits, au bord ou dans le canal du Midi. Gardant la tête pour l'enterrer dans un jardinet jouxtant son propre appartement.
Elle rentre ensuite dans ce que certains ont qualifié de "délire", faisant vivre la morte par le biais de son téléphone portable qu'elle dérobe pour envoyer des SMS à sa famille ainsi qu'à elle-même. Sophie Masala en effet a fait croire que sa collègue la poursuivait de ses assiduités.

"Un tissu de mensonges", comme l'a dit à plusieurs reprises le président de la cour d'assises. Qui s'ajoute à son entreprise de dénigrement à l'encontre de Maryline des mois avant les faits. 
Il est apparu tout au long de l'audience que Sophie Masala était obsédée par Maryline Planche, une salariée modèle, très appréciée de ses collègues, une personne discrète qui protégeait sa vie privée. Autant de qualités que Sophie Masala n'aurait pas supportées. Elle a expliqué, après de nombreux mensonges et dissimulations même pendant son procès, que le ressentiment était monté "jusqu'à ce que j'explose". 
Sophie Masala n'a eu aucune réaction à l'annonce de la peine. Durant l'audience, elle avait dit plusieurs fois qu'elle s'attendait à une peine lourde. Elle a un délai de dix jours pour faire appel de cette décision.

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