Au Sénégal, un Catalan entraîne des jeunes de la Maison du rugby au pays du football

La Maison du rugby, outre des séances d'entraînement, donne des cours aux jeunes Sénégalais. 17 novembre 2017 - Dakar Sénégal / © Alain Sabatier / France 3 Occitanie
La Maison du rugby, outre des séances d'entraînement, donne des cours aux jeunes Sénégalais. 17 novembre 2017 - Dakar Sénégal / © Alain Sabatier / France 3 Occitanie

Au Sénégal, pays du football, le rugby tente de se frayer un chemin. Pour ce faire, la Maison du rugby accueille 150 enfants, des filles et des garçons de 5 à 17 ans. Et en son sein, le Catalan Michel Barthès pour venir les entraîner.

Par FM avec MT et AS.

Du sable fin et blanc, sur un décors digne de carte postale, des jeunes s'échangent une balle ovale. Nous ne sommes pas sur les plages du Pays basque, mais au Sénégal, dans la commune de Dakar. Depuis 2009, la Maison du rugby se fraie un chemin dans le pays du football et de la lutte africaine. C'est ici que le Catalan Michel Barthès entraîne des jeunes âgés de 5 à 17 ans.


Aller au-delà des préjugés


Faute de terrains, le rugby se joue souvent sur la plage. A Yoff, un quartier de pêcheurs de Dakar, le ballon oval n'est apparu qu'en 2009. Les éducateurs ont dû se battre contre les préjugés.

"Ici, le rugby passe pour un sport de fou, où on se tape, alors qu'au moindre coup de poing, le joueur se fait sanctionner", raconte Alexis Arnal-Basse, de la fédération sénégalaise de rugby.

Rugby, goûter et scolarité


Mais pour développer le rugby et en faire un sport de rue dans ce quartier populaire de la capitale, il fallait une pépinière. C'est pourquoi a été créée la Maison du rugby. Si elle n'est pas vraiment un centre de formation, la Maison du rugby est plutôt un prétexte pour s'occuper d'enfants en difficulté.

Ici, les repas y sont fournis et les enfants scolarisés. L'objectif est de les sortir de la rue, de les récupérer et surtout  de leur donner une couverture médicale et sociale. On contribue aussi à leurs apports nutritionnels en leur offrant des goûters à chaque fin d'entraînement. Birame Faye, le directeur de la Maison du rugby.

Trois fois par semaine, toujours sur le sable, filles et garçons se mélangent. Dans ce pays majoritairement musulman, cette pratique a pu choquer :

Ce n'est pas facile pour les parents de les voir se mélanger, concède Djina Traoré, assistante sociale de la Maison du rugby. On a donc recruté des éducatrices


Le catalan Michel Barthès a beau revenir régulièrement apporter du matériel ou diriger un entraînement , il est chaque fois plus enthousiaste :

C'est super quand on voit qu'ils sont capables de jouer, il y a de vraies actions de rugby.

Au Sénégal, un Catalan crée une maison du rugby au pays du football


 

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