Carles Puigdemont tête de liste d'un parti catalan pour les européennes

Carles Puigdemont à Bruxelles le 28 juillet 2018. / © JOHN THYS / AFP
Carles Puigdemont à Bruxelles le 28 juillet 2018. / © JOHN THYS / AFP

L'ancien dirigeant catalan Carles Puigdemont, qui avait mené une tentative de faire sécession de l'Espagne en 2017, a été choisi samedi pour être tête de liste d'un parti séparatiste catalan pour les élections européennes de fin mai.

Par E.E avec AFP


"Nous croyons que le meilleur moyen de continuer à internationaliser le conflit et pour que l'Europe comprenne ce qui ce passe en Catalogne... est que cette candidature soit conduite par Carles Puigdemont", a déclaré Elsa Artadi, députée du parti indépendantiste Junts per Catalunya (JxCat) au parlement régional catalan.

Après l'annonce de sa nomination à la tête du parti séparatiste pour les prochaines élections européennes, l'ancien dirigeant catalan s'est exprimé sur son compte Twitter : "Il est temps de prendre une nouvelle initiative pour internationaliser le droit à l'autodétermination de la Catalogne du coeur de l'Europe au monde entier."
 
 

Exilé en Belgique


Principale figure de la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017,  Carles Puigdemont a quitté l'Espagne pour échapper à des poursuites judiciaires et vit actuellement en Belgique. 

Après avoir organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit par la justice, les séparatistes avaient proclamé le 27 octobre une république catalane indépendante, déclenchant la plus grave crise politique que l'Espagne ait connue depuis la fin du franquisme.
 

Accusé au procès de douze dirigeants séparatistes catalans, l'ancien vice-président indépendantiste Oriol Junqueras a été désigné le 7 mars chef de file des partis régionalistes européens pour les élections européennes. Il dirigera la liste de l'Alliance libre européenne, qui regroupe 45 formations régionalistes et indépendantistes, dont le parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC).
 

Junqueras risque une peine de 25 ans de prison s'il est reconnu coupable de rebellion et de détournement de fonds publics pour avoir été l'un des organisateurs du referendum d'autodétermination en dépit de son interdiction par la justice.
 

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