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Dépakine : la lanceuse d’alerte des Pyrénées-Orientales Marine Martin publie un livre

Marine Martin, présidente de l'association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant Dépakine - 15 mars 2017 / © M. Tamon / France3 LR
Marine Martin, présidente de l'association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant Dépakine - 15 mars 2017 / © M. Tamon / France3 LR

Marine Martin avait révélé il y a six ans le scandale lié à la Dépakine. Cette habitante des Pyrénées-Orientales est mère de deux enfants victimes de ce médicament. Elle publie aujourd’hui un livre dans lequel elle estime le nombre de personnes rendues handicapés par ce médicament. Rencontre.

Par Joane Mériot

14.000 ce serait le nombre de victimes lié à la Dépakine et ses dérivés en France, donc 316 en Occitanie.
Commercialisé par le géant Sanofi, le médicament est très efficace pour soigner l’épilepsie, mais il aurait en revanche des effets ravageurs, sur les fœtus des femmes enceintes notamment.

Derrière ces révélations, Marine Martin, habitante des Pyrénées-Orientales, elle-même concernée par ce scandale. Elle se retrouve aujourd’hui avec deux enfants victimes des effets de ce médicament. Un adolescent autiste et une fille avec des difficultés de coordination motrice…

Cette lanceuse d’alerte publie aujourd’hui un livre "Dépakine, le scandale. Je ne pourrais pas me taire" dans lequel est estimé le nombre de personnes rendues handicapées par ce médicament.

Elle était l'invité du JT France 3 Languedoc Roussillon ce mardi à 19h.

Dépakine : la lanceuse d’alerte des Pyrénées-Orientales Marine Martin sort un livre
Marine Martin avait révélé il y a six ans le scandale lié à la Dépakine. Cette habitante des Pyrénées-Orientales est mère de deux enfants victimes de ce médicament. Elle publie aujourd’hui un livre dans lequel elle estime le nombre de personnes rendues handicapés par ce médicament. Rencontre. - France 3 LR - France 3 LR


Bonjour Marine Martin, vous êtes l'auteur de Dépakine, le scandale. Je ne pouvais pas me taire, vous êtes également la Présidente de l'association d'aide aux victimes que vous avez crée dans les Pyrénées Orientales.

14 000 enfants auraient été victimes de la Dépakine en France, c'est énorme, et combien d'enfants touchés en Occitanie?


Aujourd’hui on compte 316 victimes de la Dépakine en Occitanie, donc c’est déjà gigantesque, ce sont uniquement les familles qui m’ont contacté pour me faire part du handicap de leur enfant.

Depuis que vous avez crée votre association, le scandale a pris des proportions internationales...est ce qu'aujourd'hui le combat ne vous échappe pas?

Non, je ne pense pas parce que depuis le début, j’ai eu connaissance des victimes un peu partout en Europe parce que ce médicament a été commercialisé dans le monde entier. Je travaille en étroite collaboration avec mes homologues anglaises, j’ai aidé mes amis belges à créer des associations, des amis suisses également.
Aujourd’hui, j’ai des contacts en Espagne et c’est un combat international que je mène, j’ai toujours pensé qu’ensemble on était plus fort et face à un laboratoire aussi puissant que celui de Sanofi, il fallait unir nos forces pour faire éclater le scandale

Vous pensez pouvoir mobiliser à cette échelle ?

Je pense, cela fait maintenant six ans que je me bats, partout en France des familles ont témoigné de leurs enfants victimes de la Dépakine pour dénoncer le scandale. Nous ne sommes pas des cas isolés, nous sommes nombreux et d’ailleurs nous nous réunissons prochainement à Pollestres dans les Pyrénées-Orientales et les enfants seront là pour se retrouver autour d’un concert caritatif parce qu’il est important de se retrouver ici dans les Pyrénées-Orientales.

On dit de vous que vous êtes lanceuse d’alertes comme Irène Frachon pour le médiator, pour elle ce fut le combat d’une vie, cela ne vous fait pas peur ?

Non, c’est elle qui m’a inspiré, je suis très fière qu’elle ai accepté de faire la préface de mon livre. Elle reste un modèle pour moi, c’est quand je l’ai vu à la télévision se battre pour ces victimes, que je me suis dit qu’il fallait que je me batte aussi pour ces milliers d’enfants.

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