Mort d'un père et sa fille à Saillagouse : la thèse de l'infanticide suivie de suicide confirmée

La résidence Le Cerdagne à Saillagouse dans les Pyrénées-Orientales - 30/09/2019 / © France 3 Pays Catalan / FTV
La résidence Le Cerdagne à Saillagouse dans les Pyrénées-Orientales - 30/09/2019 / © France 3 Pays Catalan / FTV

Le procureur de la République de Perpignan confirme la thèse de l'infanticide suivi d'un suicide après le décès, sur fond de violences conjugales, d'un père et de sa fille de 8 ans le 29 septembre 2019 à Saillagouse (Pyrénées-Orientales). Le frère jumeau de la fillette a échappé de peu à la mort.

Par Valérie Luxey

Dimanche 29 septembre 2019, les corps sans vie d'une fillette de 8 ans et de son père étaient découverts au domicile familial de Saillagouse (Pyrénées-Orientales). Le procureur de la République de Perpignan, Jean-Jacques Fagni, confirme ce mercredi 2 octobre qu'il s'agit bien d'un infanticide, d'une tentative d'infanticide et d'un suicide.


Découverte d'éléments d'intention du père


Les enquêteurs ont découvert lors de leurs investigations des "éléments où le père fait part de ses intentions". L'homme mentionnait vouloir se suicider et s'en prendre à ses 2 enfants, dont la fillette décédée. 


Morts par inhalation de gaz


Le procureur Fagni a confirmé à nos confrères de l'Agence France Presse (AFP) :
 

L'homme et sa fille de 8 ans ont succombé par asphyxie à la suite d'une inhalation de monoxyde de carbone provenant d'un appareil de chauffage d'appoint.


Le frère jumeau de la fillette échappe de peu à la mort


Le second enfant, un garçon frère jumeau de la petite victime, était présent au moment des faitset a lui aussi inhalé du gaz, mais il a échappé à la mort. Il est hospitalisé au CHU de Montpellier et ses jours ne sont plus en danger.


Violences conjugales


Cet infanticide suivi du suicide du père est survenu sur fond de séparation des parents. Une plainte pour violences conjugales avait été déposée récemment, mais avait été classée, car l'infraction était "insuffisamment caractérisée".


La mère en état de choc


La mère, absente dimanche soir du domicile conjugal, s'était réfugiée chez une amie. En raison du choc psychologique qu'a provoqué le drame chez elle, elle a dû être hospitalisée.
 

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