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Madrid : le procès des indépendantistes catalans suivi à la loupe par des observateurs internationaux

Mi mars 2019, lors d'un procès fleuve à Madrid : depuis un mois, 12 indépendantistes catalans sont jugés pour sédition ou rébellion par le tribunal suprême espagnol. Des responsables d'associations, d'anciens élus du parlement catalan qui risquent jusqu'à 35 ans de prison. / © C. Lambrich
Mi mars 2019, lors d'un procès fleuve à Madrid : depuis un mois, 12 indépendantistes catalans sont jugés pour sédition ou rébellion par le tribunal suprême espagnol. Des responsables d'associations, d'anciens élus du parlement catalan qui risquent jusqu'à 35 ans de prison. / © C. Lambrich

Depuis 1 mois, 12 indépendantistes catalans sont jugés pour sédition ou rebellion par le tribunal suprême. Des responsables d'associations, d'anciens élus du parlement catalan qui risquent jusqu'à 25 ans de prison. Un procès marathon suivi par de nombreux observateurs internationaux.

Par Josette Sanna

Ils ne sont pas nombreux à patienter devant la salle d’audience du tribunal suprême même s’ils doivent faire la queue avec le public, les observateurs internationaux se relaient tous les jours pour assister au procès des 12 indépendantistes catalans après la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017.

« Les observateurs qui sont là sont des spécialistes des droits de l’Homme. Ils ont été observateurs dans des pays complexes et dans plusieurs pays et il est important qu’ils puissent entrer dans la salle car de l’intérieur on perçoit des choses très différentes de ce que l’on voit à la télévision » précise Mercé Barcelo porte-parole des observateurs à Madrid

Les observateurs qui comprennent l’Espagnol entrent dans la salle tandis que ceux qui ne parlent pas la langue suivent les débats dans une salle attenante avec une traduction simultanée.

Parmi eux, Ralph Bunche, juriste américain qui vit à Bruxelles. C’est un spécialiste de questions délicates. Il est allé notamment au Kosovo.
 
« J’observe surtout si les droits de la défense sont respectés comme ils le seraient dans n’importe quel autre procès en Espagne.

C’est très important, surtout quand il s’agit de droit à l’autodétermination, de savoir si l‘Etat garantit ou non les mêmes droits à ses citoyens », ajoute Ralph Bunche, secrétaire général Unrepresented nations & peoples organization

Réserves sur le fond et la forme

Depuis l’ouverture du procès il y a un mois, les observateurs internationaux émettent des réserves sur le fond et sur la forme de ce procès.

L’affaire est exceptionnelle car les accusés sont pour la plupart des hommes et des femmes politiques qui comparaissent en première instance devant le tribunal suprême dont le verdict est sans appel.

"Ce qui est étrange sans ce procès c’est aussi la nature des délits. Il est difficile d’écarter le critère politique ou idéologique dans cette affaire".

Du coup les éléments se mélangent et font que ce procès devient très compliqué ", conclut Ricardo Juan, professeur de droit à l’université de Valence.

Jusqu'à 25 ans de prison encourus

Pour avoir organisé un référendum malgré l’interdiction du tribunal constitutionnel, les 12 accusés risquent jusqu’à 25 ans de prison pour rébellion.

Un chef d’accusation qu’avaient pourtant rejeté les justices allemande et belge. L’allemagne et la Belgique, où sont exilés les autres élus catalans.




 

Un procès-marathon qui doit se terminer avant les élections

Ce procès fait la une de la presse barcelonaise depuis l’ouverture. Il est en outre retransmis en direct sur la radio et sur la télé publique catalanes mais pas dans toute l’Espagne.
 De leur côté, les médias espagnols couvrent ce procès de manière plus sporadique, car on fait face à un procès marathon avec des centaines de témoins et des centaines de documents.
Un marathon que le président du tribunal est obligé de mener au pas de charge pour cause de calendrier électoral : le 28 avril prochain, les Espagnols sont appelés aux urnes pour les élections générales.
Un scrutin très important.
Le président du tribunal a d’ores et déjà annoncé qu’il souhaitait tenir ses délais afin d’éviter que ce procès interfère dans la campagne électorale
 

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