Perpignan : cinq hommes accusés de racket envers des patrons de bars et restaurants du littoral devant les assises

L'arrivée à la cour d'assises des Pyrénées-Orientales des accusés, sous forte escorte : soupçonnés de racket, la plupart pourraient appartenir au milieu du grand banditisme. Perpignan le 18/11/2019 / © LL.Galy / FTV
L'arrivée à la cour d'assises des Pyrénées-Orientales des accusés, sous forte escorte : soupçonnés de racket, la plupart pourraient appartenir au milieu du grand banditisme. Perpignan le 18/11/2019 / © LL.Galy / FTV

La cour d'assises des Pyrénées-Orientales juge depuis ce lundi 18 novembre cinq hommes, connus des services de police, pour extorsion de fonds en bande organisée. Ils sont soupçonnés d'avoir extorqué 200 000 euros à trois patrons de bars et restaurants de Canet-en-Roussillon en 2015 et 2016.

Par C.Alazet avec L.L.Galy

Les cinq hommes, âgés de 47 à 69 ans, sont arrivés sous bonne escorte au palais de justice de Perpignan ce lundi 18 novembre vers 14h.

Les accusés sont défavorablement connus des services de police. Ils sont jugés par la cour d'assises des Pyrénées-Orientales pour des faits de racket au préjudice de trois commerçants de Canet en Roussillon.

Ils auraient extorqué 220 000 euros entre 2015 et 2016 à ces patrons de bars et restaurants en les menaçant de représailles contre eux ou leurs familles s'ils refusaient de payer.

Selon Nicolas Nassier, avocat de deux des victimes, "sur les premiers faits dans lesquels l'argent a bien été remis, mes clients n'ont pas déposé plainte".

Ce n'est que 4 mois plus tard, quand ces individus sont revenus à la charge que mes clients ont compris que ça ne s'arrêterait jamais, que l'un de mes clients a déposé plainte, suivi par le deuxième.

Les accusés reconnaissent avoir rencontré les plaignants mais seulement, d'après eux, pour réclamer un dédommagement parce que la santé financière des affaires dans lesquelles ils avaient investi s'était dégradée. 

Mais ils nient toute tentative d'extorsion.
 


"Mon client, explique Mickaël Poilpré, avocat de l'un des accusés, a dit qu'il y avait eu des discussions mouvementées quand il a dit qu'il avait l'impression d'être victime d'une escroquerie, mais elles sont restées courtoises."

Il n'a jamais reçu les sommes que les plaignants disent lui avoir données et encore moins monté une tentative d'extorsion de fonds avec les autres accusés
 

Le procès devrait durer deux semaines, jusqu'au 29 novembre.

Les accusés risquent 20 ans de prison, la perpétuité en cas de récidive.
 

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