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Perpignan : Dati “Ne pas considérer les surveillants reviendrait à donner la victoire aux détenus”

Perpignan - Rachida Dati apporte son soutien aux surveillants de prison - 23 janvier 2018. / © RAYMOND ROIG / AFP
Perpignan - Rachida Dati apporte son soutien aux surveillants de prison - 23 janvier 2018. / © RAYMOND ROIG / AFP

Rachida Dati est venue apporter son soutien au mouvement des surveillants pénitentiaires ce mardi à Perpignan. L'ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy estime que ne pas considérer leurs revendications reviendrait à "donner la victoire" aux détenus.

Par FD avec afp

Évoquant "un combat légitime" et dénonçant un métier sous payé au contact "d'une population carcérale de plus en plus violente", la députée européenne Les Républicains a déclaré que "les détenus auront le sentiment qu'ils ont gagné" si "on joue la montre, l'usure".

"Est-ce que l'on doit laisser notre administration pénitentiaire en danger? Moi je considère que non, c'est irresponsable et c'est dangereux, et là on déséquilibre la société. Il est de notre responsabilité d'être de leur côté", a lancé lors d'un point presse l'ancienne ministre de la Justice.


"Qui veut aller mettre sa vie en danger pour 1.500 euros, dans des conditions qui sont de plus en plus difficiles avec une population carcérale de plus en plus violente?", a poursuivi l'élue qui répondait à une invitation du responsable FO local, Jérôme Capdevielle.

Accompagnée d'une poignée d'élus LR des Pyrénées-Orientales, Rachida Dati a participé à une réunion d'une demi-heure avec les responsables syndicaux de l'administration pénitentiaire avant de déjeuner à la cantine des surveillants de prison de Perpignan.

"On parle du retour des jihadistes. Mais on a oublié ce qu'il y a à l'intérieur, ceux que l'on a incarcérés pour ça et ceux qui sont en cours de radicalisation. (...) qui les maintient hors d'état de nuire, si ce n'est l'administration pénitentiaire?", a ajouté l'ancienne ministre défendant son bilan à la Chancellerie entre 2007 et 2009, vantant alors la création de "9.000 places" de prison.

Selon elle, "les Français comprennent (le mouvement) car l'administration pénitentiaire est l'ultime protection des citoyens face à une délinquance et une radicalisation de plus en plus meurtrière".
A ceux qui défendent "les conditions de détention et la défense des droits fondamentaux des détenus", elle demande, dans un communiqué, de ne pas oublier "les conditions de travail toujours plus difficiles des personnels pénitentiaires".

S'exprimant mardi après midi devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre Édouard Philippe s'est dit prêt à examiner des "mesures indemnitaires spécifiques et ciblées" en faveur du personnel pénitentiaire, estimant que "c'est une manière d'améliorer l'attractivité des métiers pénitentiaires".


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