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Des chercheurs de Perpignan se penchent sur un remède pour combattre la sharka, maladie qui ravage les pêchers

La maladie de la sharka entraîne l'abattage des pêchers des Pyrénées-Orientales - avril 2019 / © France 3 LR / A.Sabatier
La maladie de la sharka entraîne l'abattage des pêchers des Pyrénées-Orientales - avril 2019 / © France 3 LR / A.Sabatier

Depuis 20 ans, la maladie de la sharka ravage les pêchers du sud de la France. Pour éviter toute propagation, la solution était d’abattre les arbres malades. Mais un nouveau remède pourrait voir le jour grâce à l’alliance de chercheurs de l’université de Perpignan et d’arboriculteurs.

Par Joane Mériot

C’est une maladie qui touche principalement les pêchers, les nectariniers et les abricotiers des Pyrénées-Orientales : la sharka. Cette maladie ne tue pas les arbres mais affecte la récolte de ces derniers puisqu’elle rend les fruits impropres à la consommation. Le virus a pour effet de décolorer la feuille et de tacheter le fruit, et le rend donc difficile à commercialiser.

Pour éviter que cette maladie ne se propage, le seul remède aujourd’hui et d’abattre les arbres qui en sont atteints.


Chaque année ce sont 100% des arbres qui sont impactés et on s’aperçoit très vite de la différence entre les arboriculteurs qui coupent leurs arbres très vite et ceux qui prennent un peu plus de temps, confie Jean-François Not, arboriculteur et président de Ille Fruits.



Cela pourrait changer puisque deux organismes, la fondation de l'université de Perpignan et les arboriculteurs du Roussillon, se sont liés pour trouver un autre remède à cette maladie.

Etudier le développement du virus


Sur le terrain, un dispositif de surveillance de 130 parcelles a été mis en place en Roussillon. L'enjeu: la détection la plus précoce possible  avant de voir les effets de la maladie.

A l'université de Perpignan au labo Akina, faute d'éradiquer le virus, la parade consisterait à étudier précisément son développement : 


On va essayer de mettre en corrélation des habitudes agricoles, la génétique, des haies et essayer de comprendre s’il n’y a pas des paramètres agricoles qui pourraient limiter l’invasion, nous dit Cédric Bertrand, directeur de thèse


Un investissement plus que nécessaire afin de limiter les ravages de la sharka.


Le reportage d'Alain Sabatier
 


 

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