A Perpignan, le Front National progresse mais pas assez pour remporter la mairie

Louis Aliot - FN, conseiller régional du Languedoc-Roussillon - 2012 / © AFP PHOTO / RAYMOND ROIG
Louis Aliot - FN, conseiller régional du Languedoc-Roussillon - 2012 / © AFP PHOTO / RAYMOND ROIG

C'est la conclusion d'un sondage TNS Sofrs - Sopra réalisé cette semaine pour RTL et le Nouvel Observateur. Cette enquête prédit un gros score de Louis Aliot, candidat frontiste et compagnon de Marine Le Pen. Il arriverait devant la gauche au 1er tour des municipales de mars prochain avec 28% des voix.

Par Carine Alazet


Dans la capitale de la Catalogne française, selon l'enquête TNS Sofres-Sopra Groupe, au 1er tour des municipales, le Front National talonnerait de près la liste UMP/UDI conduite par le maire sortant Jean-Marc Pujol (35% des intentions de vote). Le Parti socialiste, qui mène une liste d'union avec le Parti communiste et le Parti radical de gauche sous la houlette de Jacques Cresta, fait dix points de moins (18 %).

Avec 28% des intentions de vote au 1er tour, Louis Aliot triple sson score par rapport à 2009. Mais cela reste insuffisant pour devenir, comme il l'espérait, le seul maire Front National d'une ville de plus de 100 000 habitants.

Pour la gauche, 3 ème avec 18% seulement des suffrages, c'est un sérieux revers, car il s'agit ici seulement du premier tour. Jacques Cresta pâtit probablement de la présence d'une candidature écologiste menée par Jean Codognès. La tête de liste d'Europe Ecologie les Verts, ex-député socialiste, jouit d'une forte notoriété à Perpignan.

Au second tour, dans le cadre probable d'une triangulaire réunissant la droite, l'extrême droite et la gauche, l'UMP est annoncé vainqueur avec 42 % des suffrages et devance le PS qui arrive cette fois-ci deuxième (33 %). Le Front national rentre un peu dans le rang en descendant à 25 %.

La ville de Perpignan est dirigée depuis 2009 par l'UMP Jean-Marc Pujol. Ce dernier a succédé à Jean-Paul Alduy, dont la famille gérait la ville depuis près d'un demi-siècle. Ce dernier a démissionné il y a cinq ans pour se consacrer à sa tâche de président de la communauté d'agglomération. Avant d'annoncer, il y a quelques semaines, à 71 ans, son retrait de la vie politique.



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